Par François
LEFEBVRE
Les privatiser, bien sûr. Telle est la bonne réponse. Mais dans un pays comme la France on ne peut en rester là.
Chez nous le service public est en effet devenu un concept polysémique auquel se rattachent une série de mythes collectifs dont le discours doit tenir compte. Le thème du service public est en
quelque sorte le lieu où se retrouvent condensées les particularités politiques, idéologiques, philosophiques, sociologiques, ou encore juridiques qui, à maints égards,font la spécificité de la
société française. Comment en sortir tout en en tenant compte ? C'est ce qu'essaie d'éclaircir ce texte bâti autour de sept réflexions de François Lefebvre sur le service public
aujourd'hui.
1 - Il n'y a pas de choix politique majoritaire repérable dans l'opinion française entre libéralisme et
service public
Le libéralisme n'est pas considéré comme un enjeu de l'alternance politique ; quant à la notion de service
public, elle a tellement changé de sens et de portée qu'elle ne trace plus de ligne franche entre une majorité et une opposition.
Le "laissez faire, laissez passer", bien que puisant sa source dans la pensée des grands économistes français
des deux derniers siècles, est d'instinct rejeté par la classe politique et n'a jamais été réellement expérimenté dans la plénitude de ses exigences. C'est par le détour des traités
communautaires qu'il interpelle à nouveau la société politique française et la prend au dépourvu au point de la déstabiliser
La notion de service public reste en effet une donnée emblématique de la République française et un attribut
essentiel de la souveraineté nationale. Le service public en est réputé le bras séculier. En réalité, la notion est aujourd'hui plutôt invoquée pour s'opposer à la mondialisation, à l'intégration
européenne, à la transition vers l'économie de marché, à la mobilité des emplois et à la sauvegarde des droits acquis de certaines catégories de la population aux dépens d'autres. L'argument du
service public protège une vaste et complexe communauté d'organisations publiques et cette communauté est nettement distincte de la société civile. Celle-ci, numériquement majoritaire, est
dépourvue des moyens d'assumer plus de responsabilités collectives pour de multiples et anciennes raisons.
Il n'y a ni majorité ni opposition potentielles homogènes en France qui se départageraient entre libéralisme et
service public, entre économie d'entreprise et nationalisme.. La notion de service public pose un problème transversal qui n'est ni de droite ni de gauche. Il divise plus ou moins chaque
formation politique et obscurcit le débat sur les choix fondamentaux auxquels la France est acculée.
Quand le RPR et le parti communiste se déclarent très attachés au principe du service public, ils n'en ont pas
la même conception. L'un l'invoque au bénéfice de la cohésion sociale, l'autre pour assurer la primauté du centralisme politique sur la vie collective.
A l'intérieur de chacun des grands courants politiques nationaux, les clivages apparaissant entre libéralisme et
service public, économie d'entreprise et nationalisme, mondialisme et nationalisme, nationalisme et européanisme, européanisme libéral ouvert à la mondialisation contre européanisme
protectionniste bouclier contre la mondialisation. etc.
Les traités européens poussent au libéralisme et à l'économie d'entreprise concurrentielle ouverte à la
mondialisation. Ils menacent à terme les positions du service public à la française, mais l'Europe est aussi voulue par certains comme une zone protectrice plus large de tels services
publics.
Ainsi dans chaque famille d'opinion, la conception et la place du service public varient.
2 - La conception française du service public est contestée et contournée
La société civile conteste aujourd'hui que la multitude d'organismes qualifiés de service public soit réellement
au service du public, c'est-à-dire des citoyens. Aussi ne s'insurge-t-elle pas contre l'application des traités communautaires et les décisions de la Cour de Justice de l'Union européenne qui les
remettent en cause.
La notion fait en même temps l'objet de critiques plus ou moins légitimes et de suspicions intéressées de
plusieurs Etats membres. Des groupes de pression transnationaux entrent dans ce jeu, s'appuyant sur les NTC. L'environnement européen pousse donc à réduire le champ d'action des services publics
et à démembrer ceux très nombreux qui, agissant dans un marché concurrentiel devenu en fait mondial, sont confrontés à des organismes et des entreprises dans le champ de leur activités et de
leurs compétences, tant à l'intérieur du territoire national que sur les cinq continents.
Les monopoles institutionnels qui visent à protéger les services publics sont lents à réagir à l'innovation
technologique, réticents à l'intégrer. Il est exceptionnel qu'ils les anticipent spontanément. Il faut alors les privatiser dans l'improvisation capitalistique et suivant une stratégie défensive
et tardive.
Par ailleurs, la décentralisation administrative vers les trois niveaux de collectivités locales a transféré à
des entités éparses et fragmentées la gestion de services publics fondamentaux. Antérieurement intégrés à l'Etat., ils formaient des réseaux certes centralisés mais continus et homogènes.
Démembrés pour un grand nombre entre 22 régions, 100 départements, 36400 communes et 19.000 EPCI, sans compter les agences publiques spécialisées, ils ne peuvent plus assurer aussi bien l'égalité
des citoyens devant les services et la qualité de leurs prestations dans toutes et les si diverses parties du territoire et pour toutes les catégories si différentes de la
population.
3 - L'attitude des agents des services publics et de la population
S'agissant des agents des services publics, les cadres acceptent mieux le basculement des activités de service
public vers l'économie d'entreprise, tandis que les salariés et les agents d'exécution y sont plus que réticents. Ils perçoivent la privatisation et la libéralisation des services publics comme
une perte de leur identité, une menace contre leurs intérêts collectifs, un risque pour leur emploi et leur avancement, bref une régression sociale.
Le service public devient alors dans l'opinion le protecteur d'intérêts acquis et le levier par lequel des
catégories sociales politiquement plus fortes et bien introduites dans l'Etat peuvent en obtenir d'autres pour elles-mêmes. Les derniers conflits sociaux nationaux en portent la marque, accusant
ainsi non pas le repli de l'Etat mais sa régression alors que le service public est porteur d'un néo-corporatisme. Pour beaucoup d'autres catégories de la population, la notion de service public
est de plus en plus ambiguë et éloignée de sa conception jurisprudentielle originelle.
On assiste donc à une fragmentation de l'opinion à propos de l'utilité, de la légitimité, voire de l'équité
d'une vaste sphère de services publics. Ses défenseurs invoquent leur nécessité républicaine et leur caractère irremplaçable pour la collectivité. Beaucoup s'en servent cependant comme d'un alibi
pour protéger les statuts et les identités des personnels dans des visions catégorielles. Bien qu'éloignées de l'intérêt général, elles ne sont pas toujours en quête de
privilèges.
Ainsi surgissent de nouveaux conflits sociaux et des rivalités entre services publics qui n'ont rien à voir avec
l'émergence d'une économie de compétition guidée par le marché mais qui veillerait néanmoins à distribuer les fruits de la croissance au profit de tous et les prémunirait contre les aléas
conjoncturels. L'exigence de compétitivité globale de l'économie est en effet accusée de compromettre la stabilité et la garantie des revenus salariaux alors que la recherche de la performance
des services publics n'étant pas présente dans les esprits n'apparaît nécessaire qu'après leur privatisation. Elle soulève alors de grandes difficultés pour les gestionnaires des "ressources"
humaines.
4 - Ces attitudes ont pour origine des évolutions mal analysées
C'est bien le droit applicable aux diverses activités et non pas leur nature ni les formes d'organisation qui
conduisent à distinguer désormais entre entreprise libre et responsable et service public institutionnel défini et géré par le pouvoir politique. La raison en est qu'il n'y a plus d'activités
économiques et sociales qui par nature ne pourraient être assurées que par exception au droit commun et dérogation aux règles du marché en suivant les règles canoniques du service public telles
que le Conseil d'Etat les a façonnées.
Il s'agit de l'obligation faite à des organismes d'assurer des services fondamentaux, (mais lesquels parmi
l'infinité des biens produits et services rendus ?), l'obligation d'assurer la continuité de ces services, de suivre le principe de l'égalité pour les citoyens de ces prestations et de leur
qualité, de leur distribution symétrique, de s'en tenir au principe rassembleur de la "satisfaction de l'intérêt général" ; Mais ce dernier concept n'est pas définissable en droit et ne l'a
pas été.
Quand la Constitution prévoit que des organisations productives qui "acquièrent les caractères d'un service
public" doivent être nationalisés, et privatisés dans le cas inverse, à quelle définition de ces caractères se réfère-t-elle ? Le Parlement n'en a pratiquement jamais débattu et le Conseil
constitutionnel ne s'est pas éloigné de ceux que le Conseil d'Etat avait dégagés empiriquement et de sa propre initiative.
En réalité il n'est guère d'entreprises concurrentielles qui ne tendent pas aujourd'hui à assurer la continuité
de leurs services, à en péréquer les coûts entre les catégories de consommateurs, les types de produits et la diversité des territoires. La plupart se soucient du bon fonctionnement du marché
dans lequel elles voient le meilleur garant de l'ordre public économique et social, la satisfaction vraie de l'intérêt général. Non pas de celui déduit d'une idéologie politique imposée par le
fait majoritaire mais bien de l'adhésion du consommateur et du producteur à l'ordre marchand et social réalisé.
De la même manière nombre de services publics, notamment dénommés industriels et commerciaux, sont de plus
obligés de suivre les pratiques du marché concurrentiel et de s'écarter des impératifs de continuité, d'égal accès et de péréquation des tarifs. Quant à la réglementation, elle impose à
quelqu'entreprise que ce soit des obligations de résultats, des obligations de moyens sans pour autant les soustraire au marché concurrentiel ni leur conférer le caractère institutionnel du
service public, en l'espèce le monopole. Celui-ci reste néanmoins le moyen d'intermédiation permanente et efficace du pouvoir politique dans les relations entre le demandeur et l'offreur d'un
service.
Les obligations de service public n'en sont finalement que dans la mesure où elles définissent des obligations
de résultats et que celles-ci sont imposées par la puissance publique quel que soit le statut de l'entrepreneur ou de l'organisme. Les exemples en surabondent. Or, l'opinion persiste à considérer
que n'est un service public qu'un organisme public, politiquement contrôlé, en charge d'un monopole et ayant accès par la force aux ressources des citoyens même si ceux-ci n'utilisent pas les
services en cause et en contestent l'efficacité.
.
En raison de l'état de l'opinion et de la pratique du service public par le pouvoir central, la définition du
service public est devenue institutionnelle et sociologique plus que substantielle et politique. Il n'est plus perçu comme un organisateur de la solidarité sociale entre catégories de populations
et d'activités distinctes, entre des parties du territoire offrant des conditions de vie très inégales. Or, l'interdépendance sociale et territoriale maintenue et régulée par l'Etat et les
pouvoirs démocratiques intermédiaires qui lui sont associés, est le seul moyen d'échapper au corporatisme centralisé et de réussir l'arbitrage entre les fédérations d'intérêts. hétérogènes et
décentralisés.
5 - Ces attitudes et fragmentations de l'opinion ont des conséquences politiques
importantes.
Poussant plus loin l'analyse, le service public est devenu un mythe polysémique, une identité collective, une
entité sociale, un cadre juridique, un opérateur idéologique : une institution dont la théorie politique se dégrade et s'efface d'autant plus que dans la société actuelle sa gestion ne peut
plus être exclusivement ni principalement monopolistique. C'est l'effet le plus décisif de l'intégration européenne et de l'intensification des échanges dans le monde..
Il en résulte qu'il n'y a plus de théorie politique du service public claire et cohérente et qu'elle est
utilisée pour qualifier toutes les activités que le pouvoir politique veut contrôler plutôt que réguler par le contrat et la police du marché
Il en résulte encore que le service public n'est plus aussi étroitement le serviteur de la volonté et de la
souveraineté nationales, elles-mêmes érodées de plus par l'idée de subsidiarité, le principe de l'Etat de Droit, l'émergence d'un Etat européen supranational. Il n'est donc plus considéré comme
un organisateur de la solidarité sociale, territoriale et nationale malgré les affirmations du contraire.
L'Etat est devenu fédérateur d'intérêts collectifs organisés par le droit public ce qui lui nuit pour arbitrer
occasionnellement entre des interdépendances sociales concurrentes. Elles rivalisent quand elles le peuvent et les plus menacées ne peuvent y résister si elles sont déstabilisées par des
ensembles de services publics politiquement plus forts et plus aptes à l'affrontement avec la nation, au travers notamment de leur contestation de l'Etat.
Il en résulte que le "service public" ne paraît plus être l'instrument d'un pouvoir politique qui se veut
dépositaire de la souveraineté nationale, garant du règne du Droit et inventeur permanent de la cohésion sociale.
6 - La dimension juridique du service public reste néanmoins très forte
Elle survit à ces évolutions. La dogmatique demeure. Elle confère au service public un privilège de
représentation sociale. C'est le droit, principalement issu de la jurisprudence du Conseil d'Etat plus que du Parlement qui affirme cette représentation et construit la réalité institutionnelle
qui l'exprime. Mais cette représentation elle-même devient "désobjectivée".. En témoignent les critères de représentativité retenus par la législation.
Aussi bien se creusent la dichotomie entre la nation et la classe politique, la désaffection des électeurs. Ils
perçoivent aussi que les collectivités locales, particulièrement la commune, sont devenues des créations imposées du droit public alors qu'à l'origine elles géraient des indivisions de droits
purs et simples des personnes et de leurs groupements selon des pratiques consensuelles et contractuelles pratiquement tombées en déshérence mais dont le Code civil et quelques coutumes
survivantes perpétuent la trace. Le droit public s'est substitué au droit classique pour réguler des indivisions initialement contractuelles évolutives et contrôlables non pas par des
"administrés", ni des "usagers" mais par des citoyens, c'est-à-dire des êtres sujets créateurs de droits et objets de la protection du droit au plan local comme à celui de la
nation.
La notion de service public s'est voulue clef de voûte d'un système explicatif global du fonctionnement
politique qui s'est en fait étendu à toute l'action publique élargissant et complexifiant les dérogations entre deux sociétés. Pour l'une le droit de la concurrence et ses sanctions sévères,
celles du marché et du juge, se substituent au droit administratif, pour l'autre elle subit la pression de la Cour de Strasbourg qui tend à détruire le droit administratif et à promouvoir un
droit commun unique pour les Européens.
Ce sont les juges qui mettent en évidence les "dérogations" et en viennent désormais à pénaliser des actes
d'administration et leurs auteurs qui en détournent l'effet. Mais est-ce bien au motif posé par la Constitution qui dit que l'autorité judiciaire, et non pas le "pouvoir" judiciaire, est
gardienne des libertés individuelles ? Serait-ce que le service public au sens large serait devenu liberticide ? En tous cas la dénonciation de la corruption démythifie l'Etat et les
services qui se réclament de son imperium et de sa dignité.
7 - La crise entre libéralisme et service public oblige à le redéfinir et à le
légitimer
Cette crise pénètre l'Etat au fur et à mesure de l'apparition de nouveaux et inévitables problèmes sociaux. Elle
oblige à redéfinir ce que le pouvoir politique entend par "service public". Il s'agit de détruire l'amalgame abusif entre les monopoles économiques et sociaux et les activités régaliennes qui ne
peuvent être assurées par le marché. Elles sont très peu nombreuses mais catégoriquement nécessaires à toute communauté nationale qui se veut régie par le Droit.
En ce sens, le glissement de la notion de service public vers celle de "service universel" tend à clarifier la
situation, à délimiter le champ d'intervention des principes égalitaires. Elle se prête à l'examen de l'opportunité, voire de la nécessité d'imposer des obligations de résultats plutôt qu'à
laisser s'exprimer les préférences et les aspirations des citoyens par leur libre fréquentation du marché.
Le service universel rétablit l'"usager" du service public dans sa dignité et sa qualité de citoyen, d'autant
plus que tenu de payer ce service universel en tant que citoyen, il aura le droit de n'en pas user ou d'en user, voire d'en rechercher un autre plus performant. Enfin le service universel n'est
pas nécessairement voué à prendre le statut de monopole. La notion peut aussi contribuer à donner de la substance au concept de "gouvernance" locale.
.
L'article 7 D du Traité d'Amsterdam reconnaît la notion de services économiques d'intérêt général. Cette notion
n'ayant pas fait l'objet d'une réflexion moderne et de fond, reste un concept imaginable par le pouvoir politique tout en restant encore indéfinissable en droit.. Une nouvelle conception
française du service public déduite des idées exposées ci-dessus aiderait à renoncer à une certaine exception dont il n'est pas certain qu'elle bénéficie aux Français eux-mêmes.
Il faut donc reconstruire une théorie du service public telle que les opportunismes corporatistes ne pèsent plus
aussi lourds dans la gestion publique et sociale de la nation. Le service public en tant que service rendu égalitairement et justement aux citoyens doit être refondé pour redevenir légitime et
clairement exposé au contrôle du marché et du juge.
Il n'y a pas d'inconvénient à fixer en doctrine que le service public est essentiellement et ne peut plus être
autre chose qu'un instrument de redistribution politique et de régulation sociale palliant des carences distributives plus que productives du marché, atténuant les effets d'une concurrence
avivée, et émancipant les rémunérations des producteurs des entropies du salariat. Ces carences sont en fait indémontrables puisque par construction le service public érigé en monopole interdit
qu'un autre organisme concurrent en fasse précisément la démonstration.
La logique distributive collectivise les risques de l'innovation et les avatars de la concurrence et le repli du
service public assuré par l'Etat sur celle-ci l'aide à empêcher que la mondialisation détruise le droit des gens, le Droit mondial de l'Homme universel. La logique distributive oblige aussi à
délaisser le concept intrinsèquement contradictoire de "service public industriel et commercial". Il ne peut pas être commercial puisque dérogeant à la concurrence productive.
Cette logique contraint aussi la puissance publique à la décentralisation car les besoins à satisfaire ne
peuvent plus être uniquement et de façon univoque définis par un pouvoir central autoritaire, éloigné de la réalité et de la diversité. On ajoutera que la notion de "service universel"
correspondant à une logique distributive plutôt que productive, elle est plus accessible aux collectivités locales. Celles-ci ne peuvent prétendre rivaliser avec les entreprises concurrentielles,
tout au plus peuvent-elles leur donner des logistiques territoriales nourricières de leur développement.
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La refondation du service public doit aussi conforter la démocratie locale et lui donner les moyens de la
justice et de la performance comme effacer son exclusive dépendance de la classe politique pour y introduire des partenaires d'autre statut. C'était l'esprit du projet de loi référendaire de 1969
que précisément les LOADT réinsufflent en prônant l'organisation territoriale des "pays" sur des bases partenariales.
Seule la décentralisation génératrice de pouvoirs de substitution à ceux régis par la relation exclusive
centre-périphérie peut faire échapper la réponse des pouvoirs publics aux aspirations des citoyens par la standardisation des multiples catalogues édités et ajoutés les uns aux autres. Ils
apportent des réponses insuffisantes et retardent en fait voire obèrent l'émergence des projets réalistes et innovants. Il faut encourager une approche différenciée des territoires et de leur
population.
C'est à partir de ces données que pourrait être constitutionnalisé le concept de service public.
François LEFEBVRE
source Euro92
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