Les choix de l’administration Obama sont de plus en plus critiqués,
selon deux sondages NBC/Wall Street Journal
et CBS News/New York Times publiés mercredi.
voir liens en pdf:
Les résultats du sondage NBC/Wall Street Journal Les résultats du sondage CBS News/New York Times
La popularité du président s’en trouve affectée.


article Lacroix
Les Américains sont surtout préoccupés par les politiques économiques de l’administration Obama, notamment l’ampleur du déficit et l’interventionnisme de l’État.
Selon le sondage NBC/Wall Street Journal, plus d’un Américain sur deux (54 %) n’approuve pas l’intervention financière du gouvernement pour sauver General Motors, contre 35 % des répondants qui y sont
favorables.
Près de 60 % disent que le président Obama et le Congrès devraient s’atteler à réduire le déficit, même si cela signifie que la crise doit durer plus longtemps. Moins de la moitié des Américains
croient que les politiques économiques du gouvernement vont améliorer la situation économique.
Autre sujet controversé: la fermeture de la prison de Guantanamo. Plus de la moitié des citoyens s’y opposent. De plus, à peine 48 % des personnes interrogées soutiennent l’interdiction des
méthodes d’interrogatoire associées à la torture, comme la simulation de noyade.
En outre, selon le sondage de CBS News/New York Times, moins de la moitié des Américains appuient la réforme du système de santé, qui doit offrir une couverture médicale à des dizaines
de millions d’Américains.
Moins populaire qu’avant
Quoiqu’elle reste relativement élevée, la cote de popularité du 44e président a chuté de cinq points par rapport à avril, à 56 %, selon le sondage de NBC/Wall Street Journal. Ce
revirement s’expliquerait surtout par une diminution de l’appui des électeurs indépendants, qui est passé de 60 % à 46 %.
Seulement 6 % des Américains blâment Barack Obama pour les problèmes économiques du pays. Lorsqu’on leur demande qui est le grand responsable du la taille du déficit public, 46 % répondent
l’administration de George W. Bush, 21 % croient que ce sont les démocrates du Congrès, et 7 %, les républicains.
Selon l’étude de CBS News/New York Times, 63 % des Américains sont satisfaits du travail de Barack Obama. Le président perd toutefois une partie de l’appui des républicains, qui est
passé de 44 %, en février, à 23 %, aujourd’hui.
PROJET DE RÉFORME:
Le président américain Barack Obama a présenté mercredi un projet de réforme des mécanismes de supervision du système bancaire américain.
“Le projet doit permettre de resserrer les contrôles gouvernementaux afin d’éviter des crises similaires à celle qui secoue l’industrie des services financiers depuis quelques mois.
Mon administration propose aujourd’hui une vaste réforme du système de régulation financière, une transformation d’une ampleur inédite depuis les réformes qui ont suivi la Grande Dépression.”
Le plan prévoit notamment un rôle accru pour la Réserve fédérale américaine. La Fed se verrait confier la tâche d’identifier les « risques systémiques » et obtiendrait le pouvoir
de prendre possession des grandes firmes qui éprouvent des difficultés et de les démanteler au besoin.
Le président a aussi annoncé la création d’un Conseil de surveillance des services financiers et d’une nouvelle agence de protection des consommateurs.
Le Conseil de surveillance des services financiers, qui relèverait du département du Trésor, aurait le rôle d’évaluer les risques menaçant le système financier et de coordonner
l’action des différents organismes de régulation du gouvernement fédéral. Ce Conseil aurait donc pour tâche d’empêcher l’effondrement inattendu d’institutions majeures qui déstabiliserait
l’ensemble de l’économie, comme ce qui s’est produit l’automne dernier avec l’assureur AIG.
Selon le plan, le Bureau de supervision des établissements d’épargne, très critiqué pour son ineptie lors de la débâcle du système financier, notamment en ce qui concerne l’effondrement d’AIG,
serai ainsi aboli. Ses activités seraient maintenant regroupées, avec celles du Bureau du contrôleur de gestion, dans le Superviseur national des banques, une agence fédérale relevant du
département du Trésor.
La nouvelle Agence de protection financière des consommateurs aurait pour sa part la responsabilité de superviser les règles entourant les prêts hypothécaires, les cartes de
crédit et d’autres produits d’épargne. Cette agence aurait entre autres la responsabilité d’exiger que les prêteurs hypothécaires assument au moins 5 % du risque, plutôt que de le refiler à
d’autres institutions dans des produits de placement.
De nouvelles règles pour les banques et les fonds d’investissement seront également édictées. Pour les banques, le plan propose de renforcer la réglementation des institutions financières en
augmentant les capitaux dont elles devraient disposer pour garantir leurs investissements et résister aux coups durs.
Le projet prévoit aussi une modification des règles de gouvernance en matière de rémunération des dirigeants d’entreprise.
La plupart des modifications proposées par le président Obama sont sujettes à l’approbation du Congrès. La nature du projet, soit l’augmentation du contrôle gouvernemental sur le système
financier, risque d’entraîner une forte opposition des républicains.
La Chambre de commerce des États-Unis a de son côté affirmé être opposée à plusieurs propositions du texte, estimant qu’elles pourraient nuire aux entreprises en les rendant moins
concurrentielles.
AL’ain GENESTINE – Vice Président d’Alternative Libérale
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