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Il y a longtemps que les hommes même portaient le “voile” question pratique, se protéger du soleil comme du vent, du sable. Les différentes religions en on fait un de leur symbole, car déjà porté par tous, pauvres comme riches. Jésus-Christ


 

 

 

 

La littérature arabe utilise plusieurs termes pour désigner “l’habit féminin”. Et la connaissance de cette terminologie est importante dans la mesure où elle permet d’éviter toute confusion ou tout abus, surtout, de la part de celle qui s’engage à s’habiller conformément aux prescriptions divines. Le costume le plus répandu chez les femmes arabes était donc formé par un khimar pour la tête, un qamiss pour le corps et un jilbab par dessus. Lorsque l’Islam fut révélé, il agréa alors cet habillement en lui ajoutant quelques formalités de décence. Car la Chariâ islamique prend en considération toutes les bonnes coutumes humaines et les adopte tant qu’elles ne vont pas à l’encontre de ses préceptes et objectifs. Avant l’avènement de l’Islam, la femme arabe portait plusieurs sortes de vêtements dont :

 

 

 

 

 

Le Khimâr:

 

Le khimâr est le singulier de khumur, terme qui figure dans la parole du Très-Haut ” […]et qu’elles rabattent leurs khumur sur leurs poitrines […]“ [Sourate 24, An-Nûr, La lumière, verset 31.] et qui désigne tout ce qui couvre la tête de quelque forme qu’il soit : une mantille, un châle ou une écharpe, par exemple. C’est un foulard ou une coiffure faite d’un tissu fin roulé uniquement autour de la tête et couvrant les épaules. Mais si ce tissu est utilisé comme voile enveloppant le bas du visage et laissant à découvert les yeux, il est alors désigné sous le nom de niqab. Ce dernier fait partie, avec les gants (qoffaz), des détails vestimentaires que portaient surtout les femmes de l’élite arabe. Il s’impose de rappeler ici que ces deux accessoires n’ont jamais été prescrits aux femmes comme obligatoire, néanmoins l’Islam les approuve comme licites. Le Prophète (saw) a dit : “Que la femme en ihram ne porte pas son niqab, ni ses gants” (rapporté par Bokhari). Parmi les synonymes du khimar, il y a : le mi’jar et le qinâ. Pour le niqab, il y a la Burqa’ et le litham.

 

 

Le Tchador:

 

D’un bout à l’autre de l’Iran, les femmes vaquent à leurs occupations couvertes du tchador, un ample tissu souvent de couleur terne, léger, couvrant tout le corps, des pieds jusqu’à la tête. Il est à signaler que le tchador n’était jamais obligatoire en Iran et aujourd’hui il ne l’est pas non plus. Ce n’est pas l’innovation de la République islamique, il suffit en effet de voir les peintures historiques du pays pour comprendre que les femmes ne l’ont pas soudainement adopté en 1979. Avant la Révolution, les femmes qui portaient le tchador étaient plus nombreuses!

 

 

Les Iraniennes de l’ancienne génération n’accepteraient pas de sortir sans leur tchador. Le voile est un symbole de respectabilité auquel beaucoup tiennent encore. C’est une question de convenances. Les villageoises, pour travailler, croisent les pans sur la poitrine et les nouent autour du cou. En Iran, la plupart des femmes mettent le tchador volontairement, celles qui sont obligées, par leur mari ou par l’administration où elles travaillent, sont rares. Ce réflexe tend d’ailleurs à disparaître dans les grandes villes en premier lieu.

 

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Le niqab:

 

Le niqâb désine ce que la femme porte pour cacher son visage. On le désigne aussi par burqu` [Par déformation, burqu` donne le terme français "burka".] et par nasîf. Cette pratique est connue chez les Juifs depuis très longtemps. Ainsi lit-on dans le livre de la Genèse, 24 : “64 Rébecca aussi leva les yeux, elle vit Isaac et sauta à bas du chameau. 65 Elle demanda au serviteur : Qui est cet homme qui vient à notre rencontre dans la campagne ? Le serviteur répondit : C’est mon maître.

Alors elle prit son voile et se couvrit le visage.” [Traduction de la Bible du Semeur, disponible en ligne sur biblegateway.com. NdT.] Cette pratique avait également cours chez les Arabes avant l’avènement de l’islam. On le désigne également par lithâm (cache-nez) mais aussi par khimâr. Le brillant poète Adh-Dhubyânî dit dans sa description d’Al-Mutajarridah, l’épouse d’An-Nu`mân Ibn Al-Mundhir, lorsque de passage dans l’assemblée des hommes, elle perdit son niqâb : Son cache-nez (nasîf) tomba, tout à fait involontairement. Elle le ramassa, se cachant de nous de la main.

 

 

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Le hijâb:

 

Le hijâb qui signifie également sitr, il a la même signification que rideau ou cloison empêchant de voir et c’est d’ailleurs l’unique exception utilisée par le Coran (s7/v46 – s33/v53 – s41/v5 – s42/v51 – s17/v45 – s19/v17 – s83/v15). On dit qu’une femme “pratique le hijab” et non pas “porte le hijab”, lorsqu’elle se dérobe totalement des regards en se plaçant derrière un rideau.

 

 

 

Le hijâb désigne linguistiquement le voile comme dans la parole du Très-Haut : “[…]Et si vous leur demandez quelque objet, demandez-le leur derrière un voile. […]“ [Sourate 33, Al-Ahzâb, Les coalisés, verset 53.] et dans Sa parole : “Elle mit entre elle et eux un voile. […]“ [Sourate 19, Maryam, Marie, verset 17.] Au plan juridique, on entend par ce terme tout ce qui prévient la séduction et les blandices entre les deux sexes.

 

On atteint cet objectif par la couverture de la `awrah, la retenue dans le regard, la prévention de l’isolement (khalwah), des paroles cajoleuses et du toucher. Le hijâb est donc plus général que le khimâr et le niqâb, qui sont des moyens de le réaliser et d’atteindre les visées de la législation, à savoir la prévention de la séduction entre les deux sexes, ou du moins, la régulation de cette séduction afin que chacun des deux sexes accomplisse sa mission dans ce monde.

 

 

 

 

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Le hijâb concerne-t-il seulement les femmes ?

 

(cliquez voir source)

 

Notre monde est en train de vivre une période très sensible confronté comme il est à une crise profonde de sens et de crispation identitaire. Là où on se retrouve on entend presque toujours le même type de discours, à savoir celui des concepts schématiques incluant la distinction EUX et NOUS. Selon cette vision, l’Autre est toujours dangereux car il est généralement sous-entendu dans sa différence négative.

 

Cette vision binaire du monde a toujours existé et les peuples se sont toujours affrontés au nom de leurs différences idéologiques, religieuses, culturelles ou autres. Il y a toujours eu dans le cycle évolutif des civilisations humaines, celles qui en atteignant leur apogée, vont inéluctablement essayer de dominer celles qui sont en déclin : les Grecs contre les barbares, les Chrétiens contre les païens, les Colons contre les indigènes. Hier encore c’était le « monde libre » face au régime communiste et aujourd’hui c’est l’Occident -variable selon la conjoncture tantôt « judéo-chrétien » tantôt « gréco-romain »- face à un monde de l’islam en déclin forcément archaïque et barbare !

 

source: tribune de Genève

 

La suite à : http://oumma.com/La-problematique-de-la-femme


 

AL’ain GENESTINE – Vice Président d’Alternative Libérale

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Par Alain Genestine
Samedi 7 novembre 2009 6 07 /11 /Nov /2009 22:24

Publié dans : Culture - Ecrire un commentaire
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