Partager l'article ! Mille lieues d'Histoire à mil lieu de complots...?: Voici aujourd'hui un texte intéréssant écrit par un fan d'histoire et d'aviation, lui-même pi ...
Je n’ai jamais été un théoricien du complot. Durant les années 90 et la folie des théories du complot alimentée par les turpitudes de Bill Clinton comme par la série X-Files et entretenues par des affaires comme celle de Waco ou d’Oklahoma City, j’avais plutôt tendance à bien me marrer. Le complot du 11 septembre a pour moi à peu près autant de pertinence que celui de Pearl Harbor et les OVNI de la zone 51 me font penser que les pilotes américains à bord leurs avions furtifs ont du bien rigoler ! Non, définitivement, je ne suis pas adepte de ces théories fumeuses ou le gouvernement sait tout et nous cache tout. Tout au plus reconnais-je un caractère de complot à l’assassinat de JFK…
Pourtant, depuis deux ou trois ans, j’ai la désagréable sensation les trois thèmes phares qui occupent majoritairement les médias commencent très fortement à revêtir les aspects de machinations économiques, politiques et sociales. Je veux parler de la crise économique, du réchauffement climatique et de la pandémie mondiale de Grippe A. Qu’ont donc en commun ces trois thèmes ? Un consensus général de la classe politique, à quelques nuances près, un matraquage publicitaire et médiatique intense, une action très volontaire et très engagée de la part des instances des états, des lobbies aux intérêts puissants, une collusion généralisée entre pôles politiques, financiers et médiatiques et surtout, et c’est sans aucun doute, le plus grave, un mépris absolu et total des peuples, des institutions, de la démocratie et de la liberté par le retour en force de l’état comme maître à penser et à vivre et le transfert insidieux du pouvoir des citoyens électeurs à des corporations pseudo expertes.
Quels en sont les objectifs ? C’est la réflexion à laquelle je souhaite appeler les lecteurs.
1/ La crise économique
La crise économique existe, c’est un fait. L’effondrement des cours, l’augmentation du chômage et des dépôts de bilan, les banques vacillantes, etc… Nul doute n’est permis, une crise secoue les schémas économiques et sociaux du monde entier puisque, depuis la fin de la guerre froide, nous assistons à une mondialisation des échanges commerciaux et à une mutualisation des modèles économiques.
Ce n’est donc pas dans la crise en elle-même que se situe le problème. C’est bien dans l’analyse de ses causes et dans le catalogue des mesures préconisées pour la combattre.
Si l’on en croit les politiques de tout bords, la crise est du justement à la mondialisation effrénée, à un libéralisme sans contrôle, à un capitalisme inhumain, bref à une anarchie commerciale qui écrase et annihile l’humanité. La crise, si l’on en croit les hommes politiques qui s’appuient sur une analyse médiatique sensationnaliste et douteuse, est due à l’absence de régulation économique et est imputable à la théorie libérale poussée à son extrême dans un ultralibéralisme qui a exclut les états du système économique. La solution préconisée ? Un retour de l’état comme régulateur de l’économie et comme garantie de la bonne santé des flux et des acteurs économiques. L’état paternel étendrait sa main bienveillante et protectrice sur les pauvres citoyens victimes de ces salauds de financiers et d’affairistes sans foi ni loi.
C’est là que le complot saute aux yeux ! Rien qu’aux USA, près de 30 000 personnes sont employées à la régulation économique et à la surveillance des flux, des échanges, des taux et de la réglementation. Les agissements des banques et des sociétés de crédit ayant mené à la crise se sont déroulés sous le regard et entre les doigts des autorités de régulation. Un rapport de l’une de ces autorités stipulait quelque mois avant l’effondrement de l’économie que le système des Subprimes ne représentait aucun risque ! La France, avec son administration lourde et inquisitrice à qui rien n’échappe, possède elle aussi une autorité des marchés financiers (AMF) et une Banque de France qui surveille comme le lait sur le feu le établissements de crédits et les flux financiers. Les agissements de Jérôme Kerviel, aujourd’hui présenté comme un maître arnaqueur, se sont déroulés sous le regard et dans les normes fixées par ces autorités !
Donc, absence d’état et de régulation ? Non, bien sûr que non ! Au mieux, le système de régulation mis en place par les états est totalement défaillant, au pire, le système de régulation se révèle être le complice cupide et peu regardant de personnes et d’entreprises qui pendant des années ont joué au poker avec l’argent des autres. C’est l’Etat, sensé être le garde-fou contre les comportements dangereux, qui a dit à des acteurs qui auraient été interdits de casino partout en France : « Tant que tu gagnes, tu joues ! » Et la solution préconisée par les états est bien de donner plus de pouvoir et plus de moyens aux dangereux incompétents qui, non seulement n’ont pas vu venir la crise, mais l’ont encouragé en ne sanctionnant pas en amont les comportements dangereux pourtant prévisibles d’organismes et d’entreprises financières ! En gros, après un désastre, on prend les mêmes, on leur donne encore plus de pouvoir et on recommence !
Le complot, monté pour tenter de cacher la totale incurie des autorités et l’incompétence des personnes qui prétendent nous gouverner et réglementer la vie économique ainsi que pour justifier le renforcement quasi-totalitaire du pouvoir de l’état déjà omniprésent sur l’économie et les ressources financières, parait avéré ! ! Si ce n’est pas un complot d’ailleurs, c’est pire : cela induit que les élites de nos pays occidentaux, élevés dans les meilleurs lycées, sélectionnés dans les meilleures universités, diplômés des plus grandes écoles et touchant les plus gros salaires sont en fait de complets idiots à qui il ne faut même pas confier une PME…
2/ La grippe A
Alors que la Grippe A semble se répandre à travers le monde et la France, je ne peux m’empêcher de penser qu’ils y sont enfin arrivés ! Cela fait plus de quinze ans que nous sommes sous la menace constante d’épidémies gravissimes qui se succèdent avec la régularité d’un métronome. Pour autant que je m’en souvienne, ça a commencé avec la viande bovine britannique qui était sensé répandre la maladie de Kreutzfeld-Jacob et la voilaille infecté par la dioxine. Nous avons eu ensuite le SRAS asiatique et la grippe aviaire et, enfin, la grippe A. A chaque fois, il y a eu un déferlement médiatique et une débauche de mesures législatives et politiques. A chaque fois, des spécialistes ont pris la parole sous le regard consterné et ferme des politiciens qui ont juré de défendre leurs concitoyens. A chaque fois, les états ont dépensé des fortunes en mesures de prévention, en communications publiques ou en équipements de crise. A chaque fois, il y a eu des exercices grandeur nature de déploiement d’hôpitaux de campagne, de vaccination de masse. A chaque fois, tout s’est finit en pétard mouillé, passé aux oubliettes sans que rien ne se soit produit et sans que les systèmes mis en place soient éprouvés.
Enfin, et j’en suis presque heureux pour les minstères de santé et les services sanitaires qui se préparent depuis plus de quinze ans, ils semblent enfin tenir la grande épidémie qui fera l’histoire, la Peste Noire ou la Grippe Espagnole de 2009, la grande maladie qui frappe sans prévenir et va éradiquer la moitié de l’humanité si l’on n’y prend pas garde. La Grippe A, qu’il ne faut pas appeler mexicaine pour ne pas vexer les mexicains et qu’il ne faut pas appeler porcine pour ne pas vexer les porcs, arrive enfin au secours de ces cavaliers de l’apocalypse sanitaire qui depuis plus de quinze ans veulent passer pour les sauveurs d’une humanité en danger ! Comme si le SIDA, le Cancer, l’Infarctus, la famine, la guerre, ou en France l’automobile, aux USA les armes à feu et au Japon le suicide rituel, n’étaient pas déjà assez dangereux pour l’humanité.
Là ou le bât blesse, tout de même, c’est dans l’attitude des professionnels de santé et dans le comportement des politiques. Cette grippe ne semblait pas encore avoir été bien identifiée que son vaccin était déjà en cours d’aboutissement, que la production dudit vaccin était planifiée voire commencée et que les carnets de commande des industries pharmaceutiques étaient déjà pleins à craquer ! Tout ceci, bien sûr, sans prendre en compte une élémentaire étude des risques du vaccin, sa certification par des autorités sanitaires indépendantes et sans avoir fait la preuve de son efficacité ! Quiconque se souvient de la nuit insomniaque pétrie de doute, de peur et de remords de Louis Pasteur après qu’il eut inoculé le vaccin de la rage dans son premier patient ne peut qu’être admiratif devant la promptitude et la volonté inébranlable dans la recherche, dans l’action et dans la décision des différents acteurs de cette Grippe A. Le gouvernement français, pourtant plus habitué à l’immobilisme et au principe de précaution, n’a visiblement pas connu de nuit insomniaque pétrie de peur et de doute à l’idée de commander massivement des doses d’un vaccin non certifié pour l’inoculer à des millions de français et les cas récents d’avortement accidentel ou de syndrome de Gullian-Barré suite à des vaccinations ne semblent pas ébranler leur superbe confiance !
Si l’on met cette confiance en rapport avec la confiance qu’ils ont témoigné aux banques avant la crise, il y a de quoi avoir des sueurs froides !
Un complot sanitaire, avec pour but de faire engranger des milliards d’euros à une industrie pharmaceutique dévorante qui ne vit que grâce aux dépenses de santé et ne vit surtout pas pour éradiquer la maladie et de renforcer le pouvoir de l’état sur des citoyens apeurés et mis en dépendance vis-à-vis des experts de santé et de la protection étatique, parait là aussi probable.
3/ Le réchauffement climatique
Je prononce déjà une erreur en parlant de « réchauffement » climatique. Les observateurs les plus attentifs se seront aperçus que, subtilement, l’intitulé est devenu « changement » climatique. La France a connu en 2006-2007 un assaut sans précédent des écologistes qui, par la voix du médiatique Nicolas Hulot, ont forcé la classe politique quasi-intégrale a endossé le discours alarmiste dénonçant les effets de l’activité humaine sur l’atmosphère ! Selon ces écologistes, dont la radicalité est graduellement montée en puissance depuis plusieurs années et s’est répandue à l’ensemble de l’écologisme politique, la production humaine de gaz carbonique à effet de serre est sur le point de déséquilibrer profondément l’atmosphère terrestre par une élévation lente de la température, modifiant ainsi les écosystèmes, la biologie et la météorologie à l’échelle du globe. Cette élévation de la température provoque en outre la fonte des calottes glaciaires aux pôles et fait monter le niveau de la mer, provoquant des déplacements démographiques massifs, accélérant l’érosion des côtes et déclenchant surtout un bouleversement climatique à grande échelle, faisant des cyclones, des ouragans, de la sècheresse et de la désertification le quotidien à venir des populations de la terre.
Le coupable de cette tragique situation ? L’humain et sa production industrielle de CO2 tellement massive que la terre se couvre d’une couche imperméable de gaz qui emprisonne la chaleur des rayons solaires et se transforme inéluctablement en une étuve mortelle. La solution ? Baisser drastiquement les émissions de CO2 à l’échelle du globe en commençant par les baisser individu par individu, surtout là ou ils produisent le plus, c'est-à-dire les pays développés occidentaux. Cette baisse des émissions de CO2, pour être durable et avoir une chance de réussir, doit s’accompagner d’une toute autre politique économique basée sur la « décroissance », c'est-à-dire la contraction volontaire de l’économie mondiale et sa transformation d’une économie industrielle à une économie écologique. La préservation de l’environnement devient ainsi le moteur d’un nouveau développement humain qui, bien sûr, doit s’accompagner d’une transformation des mentalités, d’un bouleversement des croyances, des mythes et des traditions et de l’acceptation par tous de la nouvelle gouvernance écolo-économique pour la survie harmonieuse de l’homme en accord et en osmose avec son habitat naturel.
Je ne sais pas pour vous, mais je me suis toujours mis en colère contre les météorologistes capables de se tromper dans de simples prévisions du jour pour le lendemain et combien de fois j’ai pesté sous la pluie d’un ciel que le météorologue annonçait bleu fixe quelques heures auparavant ! Mais étrangement, les spécialistes climatologues des organisations écologistes réussissent à prévoir une évolution du climat sur plusieurs dizaines d’années alors que leurs collègues météorologistes dans les stations d’observations à travers le monde arrivent péniblement à prévoir d’un jour pour le lendemain ! Ce simple fait, souligné d’ailleurs par des scientifiques éminents, suffirait à jeter le doute sur les prévisions alarmistes des écologistes politiques mais une étude rapide de l’histoire du climat, même récente, montre que les phénomènes climatiques violents ne sont pas du tout cantonnés à la deuxième moitié du 20ème siècle et à son industrie galopante ! Ainsi, par exemple, la phénoménale tempête qui frappa la Manche et la Mer du Nord et qui scella le destin tragique de l’Invincible Armada espagnole au XVIème siècle peut difficilement être imputée à l’industrie humaine.
L’un des plus grands arguments des écologistes est la fonte des glaces de l’Arctique qui se contractent depuis plusieurs années, libérant le Groenland qui montre des couleurs de pâturages verts que l’on avait l’habitude de contempler sous plusieurs mètres de glace. Le nord canadien devient également plus praticable, l’hiver y est moins long et l’on surprend à y pousser des plantes qui ne se rencontrent d’habitude que sous les climats tempérés. Cette situation pourrait en effet être une preuve du réchauffement climatique, sauf que le Groenland, dont le nom Viking se traduit en « terre verte » fut justement appelé comme ça parce que lorsqu’il fut découvert par Eric le Rouge au XIème siècle, il était libre des glaces et d’une banquise que les marins nordiques fuyaient ! De même, ils accostèrent un peu plus tard à l’actuel Labrador canadien qu’ils appelèrent « Vinland » (terre de vigne) alors que nous ne l’avons connu que comme un désert froid !
Les Vikings, au XIème siècle, furent donc les heureux bénéficiaires d’un réchauffement climatique qui leur permis l’exploration des mers du Nord mais qui est difficilement imputable à la gourmandise énergétique de l’industrie américaine.
Mais le plus étonnant dans tous ça est la virulence presque inquisitrice des défenseurs du réchauffement climatique face à leurs contradictions et face aux doutes scientifiques certains qui planent sur leurs théories. L’important pour eux, semble t’il, n’est pas tant de réfléchir sereinement et objectivement à ces questions en prenant en compte l’ensemble des aspects du problème que d’imposer brutalement un consensus forcé à l’ensemble du monde. Ainsi, alors que de nombreux scientifiques climatologues et physiciens à travers le monde mettent objectivement en doute plusieurs points capitaux de leurs théories, les écologistes n’en ont cure et se concentrent sur leur objectif premier, à savoir faire adopter par les états et les gouvernants un programme politique et économique qui institutionnalise leur idéologie et sa traduction socio-économique. Refusant tout débat objectif sur la question et se contentant d’asséner leur vision des choses avec la fougue vengeresse et la foi exaltée des pires missionnaires catholiques du Moyen Age, les écologistes politiques font un siège quasi-militaire du pouvoir politique et législatif ainsi que des vecteurs médiatiques, à grand renforts de messes planétaires comme le « Une vérité qui dérange » de Al Gore ou le « Home » de Yann Artus-Bertrand, engrangeant au passage une manne financière considérable !
Les simples citoyens sont aujourd’hui matraqués quotidiennement par des prêcheurs écologistes qui ont des porte-voix dans tous les domaines ou par leurs propres élus qui se soumettent et adhèrent à cette nouvelle tyrannie écologique sous peine de se voir excommuniés médiatiquement et politiquement par une véritable « Vertapo » qui semble avoir appris tout son art auprès des pires propagandistes de l’histoire.
En toute objectivité, le changement climatique est au minimum un doute scientifique qu’il convient d’étudier sur le long terme, c'est-à-dire à l’échelle de plusieurs siècles, avec calme, sans passion et surtout sans idéologie ou programme politique urgent. En l’état actuel des choses et de la foi religieuse dans le dogme écologique qui est exigée de chacun, le changement climatique et le programme politique et économique dont il est le prétexte sont très clairement un complot à ciel ouvert ourdi par des nostalgiques du marxisme et des rêveurs passéistes irresponsables pour imposer de façon totalitaire une mentalité et un fonctionnement tant social qu’économique qui ne correspondent en rien à la nature profonde de l’homme et qui sont surtout d’une dangerosité impensable pour l’avenir de l’humanité.
Conclusion ?
Il ne m’appartient pas de conclure et d’imposer mes vues. Chaque lecteur doit prendre ces éléments en compte, les investiguer, les étudier, se documenter et faire sa propre conclusion. Si ce ne sont que des théories du complot du même niveau que Roswell, je vous aurais fait passer un moment bien marrant. Si ce sont des complots avérés, il faut agir et il faut agir avant qu’il ne soit trop tard.
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