La main de l’espoir, celle qui bâtie, celle qui dirige, celle là même qui nous nourrie,
puisse t-elle encore nous ouvrir des chemins de Liberté.
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La France au service des dictatures
Les hommes politiques sont toujours prompts à rappeler le message universel de la France, sa vocation de missionnaire des Droits de l’Homme. Comme nous aimerions croire à ces pétitions de principe. Malheureusement, tout dans l’histoire internationale récente de la France nous démontre le contraire. Les gouvernements de notre pays, par leur attentisme, par le soutien larvé et même public apporté à des dictatures, partout dans le monde, ont trahi l’esprit des Lumières.
Les inavouables amitiés avec les dictatures africaines, parfois sanguinaires, le soutien résolu à la Chine contre Taïwan, l’alliance avec la Russie de Poutine, le soutien tacite au régime Cubain d’une bonne partie de la classe politique, une politique arabe guidée par les intérêts pétroliers et l’antisionisme historique du Quai d’Orsay, sont autant d’aberrations et de trahisons au nom de la « realpolitik » qui nous choquent par leur incohérence et leur immoralité.
En outre, la France a entretenu un climat conflictuel avec plusieurs grandes démocraties qui pourtant partagent nos valeurs : l’Italie, la Grande-Bretagne, les Etats-Unis ou Israël. Au sein de l’Union Européenne elle est passée du rôle de moteur à celui de frein, tout juste assez audible pour s’insurger contre le caractère « mal élevé » des nouveaux entrants. Tout juste assez crédible pour défendre encore, inlassablement, avec bec et ongle, les subventions massives de la PAC, au détriment de la liberté du commerce et du développement des pays du sud.
Nous proposons un changement radical de la politique étrangère en la fondant sur des principes clairs.
Retrouver nos valeurs
Nous souhaitons fonder la politique étrangère de la France sur les valeurs et les droits de liberté individuelle, de responsabilité, de fraternité, d’Etat de droit, de droit de propriété, de liberté des échanges.
Ces valeurs sont énoncées dans la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789. Si la France a bien une mission historique c’est, avec l’aide de toute les démocraties, de défendre ces droits pour tous les autres individus. Si nécessaire, en faisant fi de la souveraineté d’Etats félons, traîtres à leurs propres peuples, gouvernés par des dictateurs brutaux n’ayant aucun respect pour la vie et la dignité humaine.
Notre politique étrangère doit s’efforcer de protéger ces valeurs et si possible contribuer à les répandre dans le monde car elles sont facteurs de paix. Les démocraties ne se font pas la guerre. Les peuples qui commercent non plus.
Nous favorisons donc le renforcement de notre amitié naturelle avec les autres démocraties, de même que nous favorisons le développement rapide du libre échange à l’échelle globale : partout où s’installe le commerce s’arrêtent les conflits. Vis-à-vis des pays non démocratiques nous préconisons de dire clairement à chaque occasion notre opposition aux régimes qui sont les leurs et aux atteintes aux droits de l’Homme. Nous proposons de porter un soutien systématique aux groupes démocratiques d’opposition. En ce qui concerne les régimes totalitaires ou ceux qui soutiennent le terrorisme, nous manifestons notre volonté de les contenir, d’affaiblir leur régime et, dans des circonstances graves, de les combattre.
Nous revendiquons le devoir d’ingérence des démocraties dans les situations de crise. Les droits fondamentaux nous semblent peser plus lourd dans la balance qu’un ordre factice construit par des dictateurs et cautionné par le concept de la souveraineté des Etats. On ne peut pas tout étouffer, en nos temps de monde globalisé, sous le fallacieux prétexte de souveraineté.
Une diplomatie de la liberté
• Fonder une « Communauté des démocraties » et redéfinir le rôle de l’ONU
Nous prônons une coordination plus étroite de notre politique étrangère et de défense avec l’Europe et les démocraties alliées, des Etats-Unis à l’Inde en passant par le Brésil et le Canada, en insistant sur l’éthique (droits fondamentaux, démocratie). Nous souhaitons à terme que cette compétence relève d’un exécutif européen afin de peser plus lourd dans les négociations meilleure avec des instances internationales telles que l’OMC, l’ONU ou le Conseil de sécurité.
• Lutter contre le terrorisme et les pays qui le soutiennent
Il est plus nécessaire que jamais d’assurer une meilleure coopération dans la lutte anti-terroriste et dans les extraditions au sein de la communauté des démocraties face à cette menace qui ne connaît pas de frontière.
Nous devons notamment renforcer l’approche préventive, notamment lorsque le risque prend de l’ampleur. Le cas de l’Iran est aujourd’hui exemplaire : ce pays constitue un réel danger pour le monde libre.
• Réintégrer l’OTAN en tant que membre actif
• Promouvoir les Droits fondamentaux et la démocratie dans le monde
Le non-respect des Droits fondamentaux de l’Homme et la corruption constituent le terreau idéal de tous les extrémismes, religieux ou politiques. Il nous apparaît essentiel de :
> Combattre activement la corruption (voir le chantier corruption) ;
> Lutter pour la promotion des Droits fondamentaux de l’Homme : égalité de droits pour les femmes et les minorités, liberté d’expression, liberté de la presse, liberté de conscience, liberté de religion ou de conversion, droit de propriété, et droit d’échanger sans entraves.
La démocratie constitue le système politique qui garantit le mieux les libertés individuelles et la paix. La priorité de notre politique étrangère doit consister à :
> Soutenir et favoriser les élections réellement libres, justes et multipartistes;
> Eviter de rencontrer les dirigeants de dictatures sans rencontrer également les opposants et dissidents. Rechercher systématiquement à soutenir les groupes démocratiques;
> Soutenir les démocraties menacées, naissantes ou fragiles, que ce soit en Afrique, en Europe de l`Est ou dans le reste du monde;
> Appliquer le droit d’ingérence humanitaire et politique dans les cas extrêmes, en concertation avec la communauté des démocraties chaque fois que c’est possible, ;
> Soutenir la sécularisation partout dans le monde : séparation du politique et du religieux tout en respectant la liberté de croyance, de conscience et la pratique des religions;
> Contribuer et aider à la création d’Etats de droit partout où ceux-ci sont inexistants ou en péril.
• Libérer le commerce international.
> Libération du marché unique européen des services;
> Mise en œuvre des recommandations libérales de l’agenda de Lisbonne;
> Suppression rapide de la politique agricole commune (subventions à l’exportation, subventions à la production, barrières douanières sélectives);
> Favoriser la liberté du commerce dans le monde et dans les négociations de l’OMC;
> Ouverture sans contrepartie de nos frontières aux produits et services des pays les plus pauvres afin qu’ils puissent prospérer grâce au commerce.
• Soutien aux pays en voie de développement
L’Asie et, dans une certaine mesure, l’Amérique Latine, connaissent un très fort développement et un recul franc de la misère et de la pauvreté sans l’aide des pays avancés. Une grande partie de l’Afrique, au contraire, s’est enfoncée dans la misère, les guerres et la corruption. C’est pourtant le continent qui a le plus reçu d’aides publiques directes massives jusqu’à ce que les donateurs s’en retirent progressivement. La sortie de la pauvreté passe par l’investissement privé (notamment le microcrédit), le commerce, l’existence de l’Etat de droit et le respect des Droits fondamentaux des individus. Nous préconisons par conséquent les mesures suivantes :
> Abrogation des aides d’Etat à Etat, exception faite des cas d’urgence absolue, car elles alimentent la corruption des dirigeants et limitent, voire bloquent la promotion des libertés individuelles sources de prospérité et de justice.
> Emploi de toute aide publique exclusivement pour financer des projets privés spécifiques (ONG, fondations), et non pas des structures ou des institutions gouvernementales. Unique exception, le conseil pour la mise en place de l’Etat de droit peut s’avérer d’un grand secours, notamment les mesures qui protègent les droits fondamentaux des individus. Une politique foncière indispensable, avec la mise en place d’un cadastre clair et simple, favoriserait l’enrichissement des plus démunis en faisant rentrer leur capital, si modeste soit-il, dans l’économie légale. Cette première étape ouvre un processus de prospérité ouverte à tous.
> Défense des Droits fondamentaux, notamment la reconnaissance du droit de propriété, de commerce et d’échange. L’émancipation des femmes et le respect de leurs droits fondamentaux, souvent bafoués, jouent un rôle essentiel dans le développement des pays en voie de développement à nos yeux.
> Ouverture de nos frontières à leurs produits et services afin que leur économie puisse prospérer et bénéficier de la dynamique des échanges internationaux.
AL’ain GENESTINE – Vice Président d’Alternative Libérale
Wikio BlogonetUn parti politique est surtout fort de sa cohérence intellectuelle, de sa capacité à produire des idées
et à argumenter pour les défendre. Autrement dit, pour un parti d’idées comme le nôtre, la constitution
d’une véritable Université Libérale en son sein est essentielle.
Sabine HEROLD
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