Partager l'article ! Ludwig Von Mises (1/5), Le Libéralisme : la Proprièté: La seule solution possible vers le progrès économique et social ...
La seule solution possible vers le progrès économique et social
De nos jours, il n'est plus suffisant non plus d'étudier les écrits des grands fondateurs pour se former une idée du libéralisme. Le libéralisme n'est pas une doctrine complète ou un dogme figé. Au contraire : il est l'application des enseignements de la science à la vie sociale des hommes. Et tout comme l'économie, la sociologie et la philosophie ne sont pas restées immobiles depuis l'époque de David Hume, d'Adam Smith, de David Ricardo, de Jeremy Bentham et de Guillaume de Humboldt, de même la doctrine du libéralisme est différente aujourd'hui de ce qu'elle était de leur temps, même si ses principes fondamentaux n'ont pas bougé. Depuis plusieurs années, personne n'a entrepris de donner une présentation concise de la signification essentielle de cette doctrine. Ceci peut servir de justification à notre présent essai, qui cherche précisément à offrir un tel travail.
Le libéralisme est une doctrine entièrement consacrée au comportement des hommes dans ce monde. En dernière analyse, il n'a rien d'autre en vue que le progrès de leur bien-être extérieur et
matériel : il ne se préoccupe pas directement de leurs besoins intérieurs, spirituels et métaphysiques. Il ne promet pas aux hommes le bonheur et la satisfaction intérieure, mais uniquement
de répondre de la manière la plus efficace possible à tous les désirs pouvant être satisfaits par les choses concrètes du monde extérieur.
Le libéralisme ne cherche à produire que le bien-être matériel parce qu'il sait que les richesses spirituelles intérieures ne peuvent pas parvenir à l'homme de l'extérieur, qu'elles ne peuvent
venir que de son propre cœur. Il ne cherche pas à créer autre chose que les conditions extérieures nécessaires au développement de la vie intérieure. Et il ne peut y avoir aucun doute que
l'individu relativement prospère du XXe siècle peut plus facilement satisfaire ses besoins spirituels que, par exemple, l'individu du Xe siècle.
(1/6): 1. La propriété
La société humaine est l'union des hommes en vue d'une action commune. Toute action commune établie selon le principe de la division du travail a, en effet, sur l'action d'hommes isolés
l'avantage d'une plus grande productivité. Lorsqu'un certain nombre d'hommes règlent en commun leur action selon le principe de la division du travail, ils produisent, toutes choses égales par
ailleurs, non pas autant mais infiniment plus que ne le ferait la somme de leurs actions isolées. C'est sur cette plus grande productivité, due à la division du travail, que repose toute la
civilisation humaine. C'est la division du travail qui rend l'homme supérieur aux animaux. Elle a fait de l'homme, dont la force physique est inférieure à celle de la plupart des animaux, le
maître de la terre et le créateur des oeuvres admirables de la technique. Sans cette division du travail nous en serions toujours, dans tous les domaines, au même stade que nos ancêtres d'il y a
mille ou dix mille ans.
A lui seul, le travail humain n'est pas en mesure d'augmenter notre bien-être. Il lui faut, pour
être fructueux, la terre que la nature met à sa disposition, les matières premières et les sources d'énergie qu'elle renferme. Le sol et le travail de l'homme constituent ainsi les deux facteurs
de production de la coopération judicieuse desquels naissent tous les biens servant à la satisfaction de nos besoins. Il faut, pour produire, disposer du travail et de facteurs matériels de
production, tant des matières premières et sources d'énergie que nous offre la nature à l'état brut, et qui sont pour la plupart liées au sol, que des produits intermédiaires déjà élaborés par le
travail humain. On distingue en économie politique trois facteurs de production : le travail, le sol et le capital. On entend par sol tout ce que la nature met à notre
disposition en fait de matières premières et sources d'énergie, que ce soit en surface ou dans le sous-sol, dans l'eau ou dans l'atmosphère ; par capital (biens de production) l'ensemble des
produits intermédiaires élaborés par le travail humain à l'aide des matériaux naturels et qui servent à produire plus avant, tels les machines, les outils, les produits semi-finis de toute sorte,
etc. Nous examinerons tout d'abord deux ordres différents de coopération humaine basée sur la division du travail : le premier, celui de la propriété privée des moyens de production et le second
qui comporte la propriété collective des moyens de production. Celui-ci s'appelle socialisme ou communisme, celui-là libéralisme ou encore, depuis qu'il a, au XIXesiècle, créé la division du
travail à l'échelle mondiale, capitalisme. Les libéraux affirment que le seul ordre d'action humaine concertée qui soit praticable dans une société où s'exerce la division du travail est la
propriété privée des moyens de production. Ils affirment que le socialisme, en tant que système embrassant tous les moyens de production, est irréalisable et que son application à une partie des
moyens de production, si elle n'est certes pas impossible, a pour résultat d'abaisser la productivité du travail, de sorte qu'il ne peut accroître la richesse d'un pays mais au contraire doit
l'amoindrir.
Le programme du libéralisme devrait donc, résumé en un seul mot, se formuler ainsi : propriété, c'est-à-dire propriété privée des moyens de production (car la propriété privée des
biens de consommation va de soi, et elle est admise même par les socialistes et les communistes). Toutes les autres exigences du libéralisme découlent de cette exigence fondamentale.
Mais il convient d'inscrire dans le programme du libéralisme, à côté du mot propriété, ceux de liberté et de paix et ceci pour une raison bien déterminée. Non pas parce que l'ancien programme du
libéralisme les a le plus souvent cités à côté du mot de propriété. (Le programme du libéralisme actuel va en effet plus loin que celui de l'ancien libéralisme, il est le fruit d'un jugement plus
circonspect, d'une connaissance plus poussée de la nature des choses, puisqu'il peut tirer profit des progrès scientifiques des dernières décennies). Non parce que la liberté et la paix sont
apparues aux yeux des anciens libéraux comme des idées fondamentales ― et d'égale importance ― du libéralisme et point comme la conséquence de l'idée primordiale de la propriété privée des moyens
de production, mais pour la raison très pertinente qui s'impose : comme ces deux idées ont été combattues avec une violence toute particulière par les ennemis du libéralisme, il importe de ne pas
donner l'impression qu'on reconnaît d'une façon quelconque le bien-fondé des objections soulevées contre elles.
Veronica Vieira Parfait ! Merci !
Alain Genestine Nos propositions
Incitation aux économies d'énergie
• « Droits à polluer », incitation à développer des solutions alternatives
Né le 1er janvier 2006, ce marché nécessite encore des ajustements dans son pilotage suite au constat récent que l’Europe produit déjà 44 millions de tonnes de CO2 de moins qu’exigé par le protocole de Kyoto. Son objectif consiste à inciter les entreprises à privilégier des solutions moins consommatrices de CO2 lorsque le coût de ces émissions dépasse celui des procédés de substitution. Nous préconisons l’extension de cette gestion des émissions au-delà des 25 pays membres qui représentent déjà 12.000 sites industriels.
• Facturer le prix des transports au juste coût.
La route n’est pas facturée à son juste prix. Concernant les camions, nous proposons de remplacer taxe à l’essieu, forfaitaire, par un péage à la distance parcourue. La mesure est possible grâce aux balises GPS aujourd’hui répandues. L’utilisation de cette taxe doit aller exclusivement à l’entretien du réseau routier et à la recherche de solutions techniques permettant la réduction des gaz à effet de serre émis par les véhicules.
Nos propositions
Lutte contre la pollution des eaux
• La garantie d’Etat augmente les risques, l’obligation assurantielle les contient
Tout individu, toute entreprise doit être obligé de s’assurer pour tous les comportements à risque pour l’environnement. Au lieu de mutualiser les risques et d’offrir une « garantie d’Etat » (Loi du 13 juillet 1982), qui entraîne une déresponsabilisation collective, nous souhaitons que chaque acteur privé soit directement responsable de ses actes et de ses biens. Le mécanisme assurantiel garantira que les bonnes précautions ont bien été prises : il est toujours beaucoup moins cher, financièrement et en termes d’image, de prévenir que de réparer, surtout si les peines sont à la hauteur des dommages causés. L’application de ce principe fondamental au transport maritime de pétrole ou de produits toxiques diminuerait considérablement les risques d’accidents.
• D’une agriculture intensive polluante à une agriculture responsable
La PAC favorise la production intensive, hautement polluante pour les sols et les nappes phréatiques. Pour de multiples raisons, notamment pour favoriser le développement de pays en voie de développement mais aussi pour ce type d’effet pervers, nous préconisons l’abrogation rapide de la PAC. L’exemple breton révèle que l’excès d’épandage de lisiers provoque une sur-fertilisation des sols, la pollution des nappes phréatiques et au final, du littoral. En vertu du principe « pollueur = payeur », un meilleur respect de la réglementation et au final le traitement des eaux par des stations d’épuration doit être rapidement pris en charge par l’agriculture responsable de cette pollution dramatique.
Notons que nous devons considérer les plantes génétiquement modifiées au cas par cas. En effet, la plupart des OGM aujourd'hui sur le marché permettent une réduction notoire du nombre d'intrant utilisés, et parfois de leur quantité. Certains produisent leur propre insecticide, tels que le Maïs Bt, et pemettent ainsi d'économiser les passages de tracteur, émetteurs de gaz à effet de serre. Dans tous les cas, la recherche dans le domaine des biotechnologies agricoles doit être encouragée et protégée des actes de vandalisme répétés, sachant que les OGM de seconde génération proposeront des solutions davantage capables de concilier productivisme et respect de l'environnement.
Nos propositions
Sauvegarde de la biodiversité et de nos paysages
• Parcs protégés confiés à des acteurs responsables
Nous souhaitons que la collectivité cède la gestion de parcs naturels protégés à des acteurs privés, qu’il s’agisse d’entreprises, d’associations ou de fondations. L’action de membres impliqués limite fortement le clientélisme d’élus qui peut aboutir à des décisions dramatiques. La communication et l’entretien deviennent un enjeu pour la pérennité de l’association.
• Mise en place de quotas échangeables pour la pêche industrielle
Dans le même esprit que les « droits à polluer », nous recommandons la mise en place, au niveau européen ou plus global, de quotas échangeables entre entreprises de pêche. Appuyons nous pour cela sur les organismes internationaux qui gèrent déjà ces quotas pour les espèces menacées.
Nos propositions
Préservation de l'environnement urbain
• Ouverture rapide des transports en commun à la concurrence
Cette ouverture du marché des transports doit permettre des réponses bien plus adaptées et bien plus rapides aux besoins des individus. Sur le rail, la multiplication des lignes augmentera le volume des péages pour financer l’entretien des voies. Et plutôt que de persécuter les automobilistes en leur rendant la vie impossible, laissons les alternatives collectives se développer librement en fonction des attentes, facturons le coût de la pollution et de la rareté de l’espace aux différents modes de transport afin de permettre un libre arbitrage des citoyens.
• Traitement incitatif des déchets
Plutôt que d’imposer des solutions collectives souvent inadaptées, inefficaces et mal vécues, laissons la place aux expérimentations. Des processus plus souples, fondés sur la participation volontaire, parviennent à de bien meilleurs résultats en favorisant l’implication. Par exemple, pourquoi ne pas laisser peser les déchets par poubelle afin d’en facturer un prix plus affiné, au poids ou par catégorie. Cette méthode ne peut qu’inciter chaque copropriété à surveiller ses propres déchets.
Veronica Vieira Intéressant ...
Mais l
Exploitation du sol me pose encore un problème. Je comprends parfaitement les 3 principes de bases indissociables ... Mais comment créer l équilibre entre exploitation de la nature et préservation ....