Selon une première évaluation publiée mardi par l’Insee, le déficit public (Etat, sécurité sociale et collectivités locales) s’est
dégradé de 14,6 milliards d’euros en 2008, passant de 2,7% à 3,4% du PIB. “Les administrations centrales, en particulier l’Etat, sont à l’origine de l’essentiel de cette détérioration”, relève
l’Institut national de la Statistique.
La faible progression des recettes publiques (+2,3%), plus lente que celle des dépenses (+3,7%), conséquence de la crise économique qui diminue les rentrées fiscales et nécessite l’intervention financière de l’Etat, explique cette évolution.
lire aussi le commentaire de Reuters
Le gouvernement a annoncé un déficit à 5,6% du PIB pour 2009, puis à 5,2% en 2010. Mais il assure qu’une fois passées les dépenses du plan de relance, et avec l’aide de la reprise économique, le déficit se réduira nettement pour revenir à 4,0% en 2011 et 2,9% en 2012, en-dessous de la limite de 3% autorisée par Bruxelles.
La Commission européenne en effet donné un répit, jusqu’en 2012, à différents pays, dont la France, pour ramener leur déficit sous cette limite, en raison des circonstances exceptionnelles liées à la récession.
Selon une nouvelle estimation publiée par l’OCDE, la trajectoire risque toutefois d’être difficile à tenir. L’Organisation pour la coopération et le développement économiques (OCDE) prévoit en effet un déficit public de la France à 6,6% du PIB cette année puis à 8,3% en 2010.
Un écart frappant qui s’explique essentiellement par des prévisions de croissance très différentes entre l’OCDE, particulièrement pessimiste, et le gouvernement français.
Alors que Paris table sur une diminution du PIB de 1,5% en 2009 et une hausse de 1% l’an prochain, l’OCDE prévoit de son côté une chute du PIB de 3,3% cette année, puis -0,1% l’an prochain.
Tout en soulignant les grandes incertitudes des prévisions en temps de crise, la plupart des économistes sont moins alarmistes que l’OCDE mais estiment que le PIB baissera d’au moins 1,5% cette année.
Quant à la dette publique, elle a suivi la même trajectoire que le déficit, augmentant de 9,8% l’an dernier pour atteindre 1.327 milliards d’euros à la fin 2008, soit 68% du PIB.
De l’aveu même du gouvernement dans son dernier collectif budgétaire, la dette de la France devrait monter à 73,9% du PIB en 2009 et continuer de s’envoler pour se situer “aux environs de 77-78% du PIB en 2010-2011″, selon les dernières prévisions officielles. Bien loin de la limite de 60% préconisée par Bruxelles.
Et contrairement au déficit, qui pourra être réduit une fois stoppées les mesures temporaires de relance, la dette devrait se maintenir à un niveau très élevé. Pour 2012, le gouvernement prévoit toujours 78,1% du PIB.
Or la seule “charge” des intérêts de la dette de la France représente l’un des premiers postes de dépenses dans le budget de l’Etat. En 2009, ces intérêts devraient coûter 43 milliards d’euros.
Si la dette dépasse 75% du PIB, ces intérêts représenteront de 3,5 à 4% du PIB, et faute d’être remboursés, ils contribuent à gonfler davantage la dette d’année en année.
Elle va être salée la note pour nos tous petits enfants, comme le soulignait le président de la cour des comptes il y a peu ” Nous aurons beaucoup de mal à résorber la DETTE. Ses charges d’intérêts représentent quasiment le produit de l’impôt sur le revenu!” Philippe SEGUIN
A bon entendeur, salut! Hep l’Europe sauvez-nous…
(French/English):
A preliminary assessment released Tuesday by INSEE, the government deficit (state, social security and local authorities) has deteriorated from 14.6 billion euros in 2008 from 2.7% to 3.4% of GDP. “Les administrations centrales, en particulier l’Etat, sont à l’origine de l’essentiel de cette détérioration”, relève l’Institut national de la Statistique. “The central government, particularly the state, are behind much of this deterioration,” notes the National Institute of Statistics.
La faible progression des recettes publiques (+2,3%), plus lente que celle des dépenses (+3,7%), conséquence de la crise économique qui diminue les rentrées fiscales et nécessite l’intervention financière de l’Etat, explique cette évolution. The small increase in revenue (+2.3%), slower than expenditure (3.7%), resulting from the economic crisis that reduces tax revenues and requires the financial support from State, says this development.
Le gouvernement a annoncé un déficit à 5,6% du PIB pour 2009, puis à 5,2% en 2010. The government announced a deficit at 5.6% of GDP for 2009, then to 5.2% in 2010. Mais il assure qu’une fois passées les dépenses du plan de relance, et avec l’aide de la reprise économique, le déficit se réduira nettement pour revenir à 4,0% en 2011 et 2,9% en 2012, en-dessous de la limite de 3% autorisée par Bruxelles. But he assured that once past the spending plan, and with the help of the economic recovery, the deficit will fall substantially to return to 4.0% in 2011 and 2.9% in 2012, below the 3% limit allowed by Brussels.
La Commission européenne en effet donné un répit, jusqu’en 2012, à différents pays, dont la France, pour ramener leur déficit sous cette limite, en raison des circonstances exceptionnelles liées à la récession. The European Commission in effect given a break until 2012, various countries, including France, to bring their deficit below this limit, due to exceptional circumstances related to the recession.
Selon une nouvelle estimation publiée par l’OCDE, la trajectoire risque toutefois d’être difficile à tenir. L’Organisation pour la coopération et le développement économiques (OCDE) prévoit en effet un déficit public de la France à 6,6% du PIB cette année puis à 8,3% en 2010. According to new estimates published by the OECD, the path is likely to be difficult to hold. The Organization for Economic Cooperation and Development (OECD) provides for a deficit of France to 6.6% of GDP this year and to 8.3% in 2010.
Un écart frappant qui s’explique essentiellement par des prévisions de croissance très différentes entre l’OCDE, particulièrement pessimiste, et le gouvernement français. A striking difference is explained mainly by growth forecasts vary widely from the OECD, particularly pessimistic, and the french government.
Alors que Paris table sur une diminution du PIB de 1,5% en 2009 et une hausse de 1% l’an prochain, l’OCDE prévoit de son côté une chute du PIB de 3,3% cette année, puis -0,1% l’an prochain. While Paris is for a decline in GDP of 1.5% in 2009 and an increase of 1% next year, the OECD expects to turn a fall in GDP of 3.3% this year, then -0, 1% next year.
Tout en soulignant les grandes incertitudes des prévisions en temps de crise, la plupart des économistes sont moins alarmistes que l’OCDE mais estiment que le PIB baissera d’au moins 1,5% cette année. While highlighting the major uncertainties in forecasting in times of crisis, most economists are less alarmist than the OECD but believe that GDP will fall by at least 1.5% this year.
Quant à la dette publique, elle a suivi la même trajectoire que le déficit, augmentant de 9,8% l’an dernier pour atteindre 1.327 milliards d’euros à la fin 2008, soit 68% du PIB. As for the debt, it followed the same path as the deficit, increasing from 9.8% last year to reach 1327 billion euros at the end of 2008, or 68% of GDP.
De l’aveu même du gouvernement dans son dernier collectif budgétaire, la dette de la France devrait monter à 73,9% du PIB en 2009 et continuer de s’envoler pour se situer “aux environs de 77-78% du PIB en 2010-2011″, selon les dernières prévisions officielles . From the government’s own admission in his recent mini-budget, the debt of France will climb to 73.9% of GDP in 2009 and continue to fly to be “around 77-78% of GDP in 2010 -2011 “, according to the latest official forecasts. Bien loin de la limite de 60% préconisée par Bruxelles. Far from the 60% limit recommended by Brussels.
Et contrairement au déficit, qui pourra être réduit une fois stoppées les mesures temporaires de relance, la dette devrait se maintenir à un niveau très élevé. And contrary to the deficit, which may be reduced once stopped temporary measures to revive the debt should be maintained at a very high level. Pour 2012, le gouvernement prévoit toujours 78,1% du PIB. For 2012, the government still provides 78.1% of GDP.
Or la seule “charge” des intérêts de la dette de la France représente l’un des premiers postes de dépenses dans le budget de l’Etat. The only “burden” of interest on the debt of France is one of the first items of expenditure in the budget. En 2009, ces intérêts devraient coûter 43 milliards d’euros. In 2009, these interests are expected to cost 43 billion euros.
Si la dette dépasse 75% du PIB, ces intérêts représenteront de 3,5 à 4% du PIB, et faute d’être remboursés, ils contribuent à gonfler davantage la dette d’année en année. If the debt exceeds 75% of GDP, these interests represent 3.5 to 4% of GDP, and if not repaid, they contribute more to inflate the debt each year.
Elle va être salée la note pour nos tous petits enfants, comme le soulignait le président de la cour des comptes il ya peu ” Nous aurons beaucoup de mal à résorber la DETTE. It will be salty note to all our young children, as the President of the Court of Auditors little “We will have great difficulty in resolving the debt. Ses charges d’intérêts représentent quasiment le produit de l’impôt sur le revenu!” Philippe SEGUIN His interest charges represent virtually the product of the income tax! “Philippe SEGUIN
A bon entendeur, salut! A good entendeur, hello! Hep l’Europe sauvez-nous… Hep Europe save us …
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