Pour l’heure selon source de l’agence presse:
Le délai de dépôt des listes a expiré vendredi à 18h, deux semaines avant les élections européennes de juin. En lice: les grands partis -auxquels la totalité des 72 sièges en jeu est promise- mais aussi des mouvements plus modestes qui se présentent seulement dans quelques-unes des huit circonscriptions françaises.
Ces élections, un test pour Nicolas Sarkozy à mi-mandat, devraient voir l’UMP arriver assez nettement en tête, selon les sondages, qui créditent le parti présidentiel d’environ 28% des voix, devant le PS, crédité autour de 22% et le Modem (environ 12%) et les listes écologistes (autour de 10%).
Mais arriver loin devant ne garantira pas à l’UMP une large victoire, puisque la quasi-totalité de ses concurrents mène une campagne largement hostile au président de la République. Il y a “une offre antisarkozyenne formidable”, observe le socialiste Jean-Christophe Cambadélis, reprenant une analyse développée par la Première secrétaire du PS Martine Aubry.
Pour autant, les sondages ne mettent pas le PS en position de vainqueur, ce que les ténors socialistes ont compris en entonnant le refrain du vote “efficace”: les voix qui iront sur des “petites” listes risquent d’être perdues en raison du mode de scrutin, expliquent-ils.
La proportionnelle à un tour implique en pratique que les listes réunissent environ 5% pour obtenir un siège, mais il faut parfois bien plus: en 2004, 8,6% des voix n’avaient pas suffi aux Verts de la région Centre pour faire élire leur tête de liste.
Cette fois, le NPA d’Olivier Besancenot, le Front de gauche de Jean-Luc Mélenchon allié aux communistes, le Front national de Jean-Marie Le Pen et le Mouvement pour la France de Philippe de Villiers, que les sondages placent entre 5% et 6%, espèrent faire élire leur tête de liste dans plusieurs circonscriptions.
Mais bien d’autres se sont lancés sans grande chance de remporter le moindre siège, comme le petit parti “Alternative Libérale”, qui a annoncé avoir déposé cinq listes seulement, ou l’ancien humoriste Dieudonné qui a choisi de ne présenter qu’une liste, en Ile-de-France. Dans le Nord-ouest, l’eurodéputé frontiste dissident Carl Lang a décidé de partir seul en campagne. D’autres listes plus ou moins fantaisistes étaient annoncées, comme la liste “Cannabis sans frontières”, qui milite pour la dépénalisation de cette drogue, ou celle intitulée “La force de la non-violence”, présente dans cinq régions.
Lors du scrutin précédent en 2004, 168 listes étaient en concurrence au total. Le ministère de l’Intérieur doit annoncer lundi si ce record sera battu cette année, lors de la présentation officielle de l’ensemble des listes qui s’affronteront. Ce jour-là marquera également le début de la campagne officielle, qui prendra fin le vendredi 5 juin à minuit pour la campagne audiovisuelle et le lendemain à minuit pour les autres modes de campagne.
D’ici là, les meetings et autres réunions publiques vont continuer, avec en particulier la très attendue rencontre entre Ségolène Royal et Martine Aubry, qui ont promis de venir ensemble parler aux militants socialistes mercredi à Rezé (Loire-Atlantique). François Fillon participera lui à un nouveau meeting dans la Sarthe.
L’occasion d’essayer de mobiliser des Français peu intéressés par la campagne, ce qui ne sera certainement pas chose facile: selon les études d’opinion, une majorité des électeurs français s’apprêtent encore une fois à ne pas aller voter.
Le scrutin doit avoir lieu le 6 juin en Polynésie Française, à Saint-Pierre-et-Miquelon, en Guadeloupe, en Martinique, en Guyane, à Saint-Barthélémy et à Saint-Martin. Il se déroulera le 7 juin sur le reste du territoire français. AP
AL’ain GENESTINE – Vice Président d’Alternative Libérale
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