Joyeux Noël à Tous,
Cliquez sur les images, peut-être apprendrez-vous que Jésus fut le premier "grand libéral"
Comme aujourd'hui est son jour de naissance, voici les dites informations!
Qu'en pensez-vous?
Le libéralisme serait il plus proche du protestantisme que du christianisme?
1) Ne pourrait pas t-on y mettre notre violette? Ok je sors...
2) Apparemment à lire absolument!
Un libéral nommé Jésus
Rendez a César ce qui est a César et a Dieu ce qui est a Dieu. Tout l'effort intellectuel des philosophes français et écossais au XVIII siècle a consisté a expliquer qu'il fallait faire sortir
les églises de l'état. Tout l'effort politique des socialistes depuis un siècle a été de faire rentrer les structures de pouvoir de l'église socialiste dans nos Etats. Et c'est de cette mainmise
de l'église socialiste sur nos états dont l'Europe crève. Le socialisme nous a d'abord expliqué qu'il était la seule forme de gouvernement qui soit scientifique ( !). L'écroulement de l'Union
Soviétique a mis bon ordre à ce mensonge. Pour se rattraper, les socialistes qui ont échoué sur le coté scientifique se rabattent maintenant sur le coté moral : le socialisme serait la seule
doctrine de gouvernement qui serait conforme a la morale Chrétienne. Dans mon livre, un libéral nomme Jésus, je montre qu'en fait le libéralisme est la seule forme de pensée économique qui soit
conforme en tout point à ce que nous dit le Christ dans les Evangiles. Je montre aussi que le socialisme n'est en rien l'héritier des Lumières, mais sa négation. En fait, la thèse du livre est
toute simple : toutes les grandes paraboles du Christ sont profondément libérales, et c est dans ces paraboles que le Libéralisme a puisé son inspiration. En termes simples donc : 1. On ne peut
être chrétien et socialiste 2. On ne peut être démocrate et socialiste Bonne lecture. Charles Gave
Qui a remarqué la sortie de l’ouvrage de l’économiste Charles Gave,
Un libéral nommé Jésus (éd.
François Bourin) ? Seule une revue économique suisse s’y est osée, s’empressant de déconstruire le pamphlet de cet ultralibéral proche
d’Alain Madelin qui peint les traits d’un Messie
entrepreneurial, blâmant la justice sociale et les organisations caritatives. Nous savons, depuis Albert Schweitzer, que ce genre de portrait – que l’on s’est plu, dans l’histoire, à promener d’un
bout à l’autre de l’échiquier politique – en dit plus sur leur auteur que sur le Jésus historique. Le dédain que la France a réservé pendant tant de décennies à l’œuvre théorique de ce grand
sociologue qu’est Max Weber ne pouvait laisser supposer une autre attitude de la part de Français si peu intéressés à l’économie, défiants face au libéralisme, réfractaires à lier religion et
profit.
Petite musique
Nous avons essayé de décrire ailleurs (1) les caractères et les motifs de cet
ethos français particulier, où le terme libéral fait office de repoussoir facile, de contre-modèle fédérateur,
de justification à l’étendue du domaine public et à l’entremise de l’Etat. Les libertés si chèrement défendues par la patrie des droits de l’homme – celles de la presse, de la liberté des mœurs, de
l’expression culturelle… – ne sauraient s’étendre, dans notre pays, au domaine économique et au monde du travail, là où les acquis de l’Etat-providence et les luttes sociales historiques figent –
malgré les évolutions spectaculaires de l’environnement international – un modèle social, aussi intouchable que la loi de 1905.
Enfants de la Révocation (et sans doute de la Révolution), nous autres protestants avons appris la fragilité d’un peuple sans appui militaire et sans son nerf qu’est l’argent. Pris entre, d’un
côté, l’héritage de la Réforme, qui inscrit notre témoignage chrétien au cœur de la vie professionnelle dans le bon usage des biens de ce monde avec un rapport décomplexé à l’argent et, de l’autre,
la République, qui nous a donné un espace pour exister, nous hésitons ! Les caricatures du monde anglo-saxon et la pression intégrative du modèle français nous retiennent de faire tinter notre
petite musique. En plaidant, par exemple, au nom de l’équité, l’évidente nécessité d’une « concurrence libre et non faussée ».
Que sont devenus les industrieux protestants, cévenols, lyonnais, alsaciens… ? Partis pour le Refuge sous Louis XIV ! Emigrés plus tard aux Etats-Unis pour y trouver un terreau favorable à
l’expansion économique ! Intégrés à la grande administration de l’Etat ! Dans une filiation certaine avec des thématiques de l’Evangile, la voie novatrice fut un temps celle de l’Evangile social,
voulant réconcilier socialisme et christianisme, cherchant à articuler solidarité et liberté d’entreprendre. L’émoi de la publication d’
Eglise et pouvoirs, la disparition des centres de
rencontre comme Villemétrie, l’arrêt de la revue
Autres Temps sont autant de jalons qui marquent la fin d’une époque, et signent – comme l’a montré Jean Baubérot – la perte d’influence du
groupe religieux protestant.
Devant l’échec des chrétiens marxisants (et des socialistes incapables de choisir la social-démocratie, comme le rappelait Michel Rocard), face à une contribution de plus en plus « implicite » à la
société, la troisième forme de présence au monde mentionnée par Jean Baubérot a plus que jamais le vent en poupe : celle d’une reconfessionnalisation identitaire (osant depuis peu peser dans le jeu
politique). La mouvance évangélique, par sa modernité individualiste et technique, ses liens forts avec le monde anglo-saxon, sa jeunesse pleine de dynamique expansive, porte un regard plus libre
et plus audacieux sur notre monde. La théologie de la prospérité ou la gestion manageriale de l’Eglise font bondir plus d’un protestant « historique », mais ses porte-parole ont pour eux la volonté
d’entreprendre, l’acceptation du risque et le défi de la concurrence. C’est sur ce terrain-là aussi que les Eglises traditionnelles reculent, et la nécessité de ramener leur niveau de vie à leurs
moyens peut prendre l’allure d’un brutal ajustement structurel.
La parabole des talents
Comment réhabiliter et réactiver notre participation au débat économique, contre toute exclusion du religieux dans la sphère privée, par-delà nos replis confessionnels et nos modestes moyens,
malgré les nœuds problématiques de nos positions diverses ? Par un vrai investissement intellectuel et institutionnel, de la « Mission dans l’industrie » aux « dîners de la Réformation », en
passant par les groupes de réflexion et l’engagement diaconal sur le terrain.
La parabole des talents a exemplifié l’affinité du protestantisme avec le capitalisme ; les propos de Jésus sur le jugement dernier (« chaque fois que vous avez donné à boire à l’un de ces plus
petits… ») ont longtemps servi d’argumentaire aux chrétiens sociaux. Or, ces deux textes se suivent dans l’Evangile matthéen ! Leur articulation en christianisme me semble un enjeu aussi essentiel
que celui d’arrimer pour la société française la réflexion économique à la préoccupation sociale. Tout en respectant la dynamique propre de chacune de ces sphères.
Ce que Paul Tillich appelait le « principe protestant » peut sans doute aussi nous aider à prendre du recul face aux idéologies dominantes, pour contribuer à désacraliser ces religiosités
séculières que Marcel Gauchet nomme la transcendance républicaine de la chose publique et la maîtrise communiste du destin au sein d’une société réconciliée. Il nous faut mieux voir les limites de
l’Etat et les apories du marxisme, pour mieux conjuguer « le
socius et le prochain » (le bien commun et le droit individuel) mis en lumière par Paul Ricœur. Avec lui – après lui –, il nous
faut tenter de joindre, appuyés sur la règle de justice et le commandement d’amour, la logique de surabondance et celle d’équivalence. Même si c’est pour constater – étonnés – que l’amour est tout
autant du côté de la production qui nous sort de la pénurie que de la justice sociale avec son utopie égalitaire. Le recours au droit de résister – dont nous sommes un peu fiers – me semble devoir
surtout s’appliquer aux valeurs fondamentales. Parmi elles, une se nomme liberté.
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Le libéralisme économique est-il protestant ?
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Pour Joël Geiser, pasteur de l’Eglise réformée de France dans le Doubs, seules les caricatures du monde anglo-saxon et la pression intégrative du modèle français empêchent les
protestants de défendre leurs affinités avec le capitalisme.
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(1).
La Voix protestante, octobre 2005.
3) Un autre ouvrage
4) Bon ok un peu de culture maintenant, soit de la lecture. je continue moi-même a apprendre ce qu'est le libéralisme, et je m'aperçois qu'il y a
beaucoup de voie afin d'y parvenir, ou alors peut-être ne serions nous pas au bord du chemin qui nous y amenent? Aussi n'y a t-il pas qu'un seul chemin, mais de quel bout faudrait-il le
prendre?
Un essai ici sur le libéralisme protestant par l'Union Protestante Libérale de Genève :
• Le libéralisme protestant est un mouvement issu du christianisme, de la Réforme du XVIe siècle et du protestantisme auquel elle a donné lieu. Il se réclame de l’Evangile, source de vie et de
lumière.
• Le libéralisme protestant est la religion de l’essentiel.Il est fondé sur l’Evangile. Pour lui, la foi est une expérience vivante et personnelle de la rencontre avec cet Autre que nous
nommons Dieu.
• Le libéralisme protestant reconnaît Dieu dans le témoignage intérieur de l’Esprit-saint, c’est-à-dire l’action de Dieu en l’homme. Cette réalité spirituelle surpasse en signification et en
valeur toutes celles de la vie terrestre.
• Le libéralisme protestant place Dieu et la personne de Jésus au centre de la foi. La parole et la vie de Jésus doivent inspirer tous les actes de la vie.
• Le libéralisme protestant est aussi une méthode qui permet de distinguer la foi de la croyance, de découvrir à travers la Bible l’esprit divin et le sens originel, profond, efficace, du
message évangélique.
• L’approfondissement des exigences évangéliques et protestantes a conduit à insister sur les dimensions de la liberté et de la foi personnelle ainsi qu’à relativiser le poids des formules
doctrinales et des institutions ecclésiastiques. C’est là l’origine du libéralisme protestant qui s’est affirmé surtout dès le début du XIXe siècle et n’a cessé d’évoluer depuis.
• Le libéralisme protestant vise à renouveler la vie chrétienne en cherchant à discerner toujours mieux la puissance de vie contenue dans les Ecritures. Il reste en accord tant avec les besoins
religieux des esprits réfléchis qu’avec ceux des âmes simples et confiantes. Il voit aussi dans le progrès des sciences et de la philosophie l’expression d’un mouvement vers la découverte des
réalités spirituelles et des sources originelles.
• Le libéralisme protestant maintient fermement le principe fondamental de la Réforme rejetant toute autorité qui pourrait usurper celle de Dieu. Il veut garantir et préserver la liberté qui,
seule, donne une chance à la vérité.
• Le libéralisme protestant, enfin, estime avoir une forme particulière de réponse à formuler parmi celles que les Eglises se doivent de proposer aux aspirations religieuses de nos
contemporains.
On le voit, le libéralisme protestant n’est ni sectaire, ni inféodé à aucun parti (politique ou religieux) non plus qu’à aucun système économique.
Dieu
Le libéralisme protestant affirme l’existence de Dieu. Esprit de Vérité, Dieu se situe au centre de notre être, de notre vie.
Les mots sont insuffisants pour définir Dieu ; ils peuvent même le trahir. Le libéralisme protestant reste prudent face aux dogmes et formules de confession de foi qui, comme les symboles, ont
une valeur toute relative.
Dieu ne peut pas être monopolisé. Aucune personne, aucune communauté religieuse, aucune Eglise chrétienne n’a le droit de s’approprier Dieu pour elle seule. Dieu vivant est présent partout dans
l’histoire des hommes, aujourd’hui comme hier.
La Réforme a voulu rendre à Dieu sa véritable place dans la vie des hommes : la première ! En lui, nous pouvons avoir pleine confiance ; nous pouvons nous fier à lui, avoir foi en lui.Par
l’Evangile, Jésus nous apprend à l’appeler notre Père.
Le libéralisme protestant est l’héritier de tous ceux qui ont reconnu que Dieu est à la fois infiniment proche et infiniment lointain. Proche parce qu’il est la source de toute pensée vraie, de
toute inspiration juste, de toute intuition saine de toute volonté sainte. Lointain parce qu’il est insaisissable à notre intelligence.
En conséquence, le libéralisme protestant, sans les juger sommairement, est en désaccord avec toute idéologie de laquelle Dieu est absent : athéisme, agnosticisme absolu, matérialisme ou autre.
La philosophie, les sciences et la culture, loin d’infirmer ses intimes convictions, peuvent concourir à la découverte des réalités spirituelles.
Le libéralisme protestant demeure critique envers les dogmes proclamés au cours des siècles par l’Eglise chrétienne. Sa conception de Dieu l’oblige à mettre en question, en particulier, le
dogme de la Trinité dont la base évangélique reste sujette à discussion.
Il rejette aussi idolâtrie, superstitions ou rites magiques malheureusement toujours prêts à réapparaître. En revanche, il accueille avec joie tous les signes de la présence de l’Esprit qui se
révèlent, ici ou là, dans toutes les philosophies et toutes les religions.
La Bible
La lettre et l’esprit
Le protestantisme insiste sur l’autorité des saintes Ecritures. Mais le libéralisme protestant constate que certaines interprétations de la Bible aboutissent à défigurer voire à oblitérer le
message de Jésus-Christ. Il entend donc retrouver ce message, pur et simple, comme aux jours où il fut exprimé.
La Réforme du XVIe siècle n’était qu’un début. En nous ramenant à la Bible, elle nous a incités à y retrouver l’Evangile dans ce qu’il a d’essentiel. Cette réforme doit se poursuivre.
La Bible est un recueil d’écrits composés par des hommes inégalement inspirés et relatant des expériences religieuses fort diverses. Elle est par excellence le véhicule du message évangélique.
Elle requiert donc, du point de vue spirituel et historique, un examen approfondi et critique. Le protestant libéral voit dans la méthode du libre-examen un stimulant du protestantisme.
La Bible doit être lue dans un climat de liberté et de recherche, non par asservissement à la lettre des textes mais par fidélité à l’Esprit qui les a inspirés. Loin de s’effaroucher devant son
caractère humain et face à tous les sédiments que l’histoire a déposés dans ce livre, les théologiens libéraux sont à l’origine de la plupart des recherches historico-critiques qui nous
permettent aujourd’hui de mieux comprendre le sens, la portée et l’originalité du message biblique.
Le libéralisme protestant invite par conséquent les hommes à utiliser l’intelligence que Dieu leur a donnée afin de rechercher, avant tout et toujours, le sens des récits contenus dans la Bible
et le souffle divin qui la traverse. Il les engage à faire sans cesse l’effort de distinguer le pur Evangile de Jésus de ce qui a été écrit sur Jésus.
Dégagé de sa gangue matérielle et humaine, le message évangélique révèle alors toute sa simplicité, sa saveur et sa puissance de vie.
Le libéralisme protestant rejette donc toute bibliolâtrie ainsi que la notion d’inspiration littérale de la Bible ; il recherche d’autant plus l’Esprit qui vivifie qu’il s’attache moins à la
lettre, qui tue.
Jésus, le Fils du Dieu vivant
L’Évangile nous révèle la personne de Jésus.Fils de Dieu, Jésus l’a vraiment été par l’Esprit. C’est dans ce sens qu’il a accompli sur terre, d’une manière absolue et parfaite, la volonté de
Dieu qu’il a appelé son Père.
Cela dit, le libéralisme protestant veut éviter de confondre Dieu et la personne de Jésus. Il faut retrouver Jésus derrière les théories aventureuses faites à son sujet. Jésus apparaît d’autant
plus vivant qu’il est accueilli dans notre vie comme une inspiration divine et une présence contraignante : Celle de Dieu.
Le libéralisme protestant souligne que la particularité la plus essentielle du christianisme est de ne présenter à ses fidèles ni une loi ni un code doctrinal mais un Dieu unique et une
personne : Jésus.
Il rappelle sans cesse qu’avec Dieu, la personne de Jésus est au centre de la foi. Il invite les hommes à s’inspirer de sa parole et de son exemple, sources inépuisables de lumière et de
puissance de vie. Toutefois, Jésus ne doit pas être adoré pour lui-même (christolâtrie) puisqu’il a donné sa vie pour mieux nous révéler Dieu, seul sujet de glorification.
La personne de Jésus est révélée par l’Evangile ; mais une étude, même rapide, du Nouveau Testament, ne tarde pas à manifester au lecteur impartial des divergences d’interprétation qui ont
conduit à de véritables différences dogmatiques.
Au cours des siècles, les luttes dogmatiques ont été acharnées. Les Eglises se sont structurées et ont éprouvé le besoin de trancher. C’est ainsi qu’elles ont élaboré successivement de nombreux
dogmes qui, malgré la sincérité des hommes des Conciles, ont fini par constituer un écran de plus en plus opaque entre le message de Jésus et les hommes.
Les Réformateurs ont réagi, mais sont restés plus ou moins prisonniers de certaines formules de leur époque au sujet de Jésus. Avec le temps, le protestantisme a appris à garder ses distances
envers certains dogmes aussi contestables qu’inutiles : déité ontologique du Christ, sacrifice expiatoire de Jésus, entre autres.
Il est donc essentiel de se dégager de toute attitude ecclésiastique ou doctrinale susceptible de prendre le pas sur l’humble attention avec laquelle le fidèle doit lire la Bible. Une lecture
lucide, éclairée, intelligente de l’Ecriture doit nous permettre de percevoir la pureté, l’originalité et le souffle vivifiant du message de Jésus, parfait révélateur de Dieu.
Église, dogmes et doctrines
Le libéralisme protestant affirme que la véritable Eglise, invisible, est constituée par tous ceux qui s’efforcent de pratiquer la volonté de Dieu dans l’esprit de Jésus-Christ révélé par
l’Evangile. Dieu seul les connaît. Le libéralisme protestant n’accorde qu’une valeur relative aux institutions ecclésiastiques.
Le libéralisme protestant estime que la Vie inspirée par le souffle de Dieu et par l’enseignement de Jésus déborde toutes les doctrines humaines, toutes les croyances, toutes les formules, tous
les systèmes ecclésiastiques.
Le libéralisme protestant se réclame de la tradition protestante et de son œuvre réformatrice qui tend à faire retrouver aux fidèles la pureté et l’efficacité du message évangélique.
Le libéralisme protestant est convaincu que tout homme est appelé par Dieu à vivre selon sa volonté. Cet appel donne un sens à notre vie ; c’est notre vocation d’hommes d’y répondre ou non.
Les diverses Eglises ne sont que des instruments parmi d’autres et ne doivent pas devenir une fin en soi (ecclésiolâtrie). Elles doivent se réformer en permanence afin de rester des instruments
de progrès spirituel et social. Le libéralisme combat sans cesse pour qu’elles soient largement ouvertes.
Le libéralisme protestant juge légitime qu’il y ait diversité de traditions et de formes cultuelles correspondant à des mentalités et des cultures différentes. Il est ouvert au dialogue avec
tous les hommes épris de vérité et de justice, pratiquants sincères d’autres religions. Il est favorable à un rapprochement des fidèles dans la diversité même des traditions. Pour lui, la
diversité des Eglises ne saurait faire obstacle à la communion, qui est reconnaissance et respect de l’autre dans ses particularités.
Quant à l’unité chrétienne, le libéralisme protestant pense qu’elle ne peut être que spirituelle, non pas institutionnelle ni doctrinale. Elle doit engendrer l’action. Grâce à la liberté de
conscience qu’il s’agit de sauvegarder, les chrétiens doivent s’unir par-dessus les barrières ecclésiastiques et doctrinales afin d’œuvrer au bien de l’humanité.
Le libéralisme protestant s’élève donc contre tout abus d’autorité, qu’il soit d’ordre ecclésiastique ou doctrinal. Il adopte une attitude très réservée à l’égard des dogmes proclamés par les
Eglises chrétiennes. Il sait que les formules par lesquelles la foi tente de s’exprimer ne sont que des expressions humaines et insuffisantes du mystère de Dieu. Ces formules empêchent souvent
le chrétien de discerner clairement le message évangélique et la volonté de Dieu.
POur terminer voici la vision venant
d'ISRAEL
AL'ain GENESTINE -
Alternative Libérale
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