Pardonner si je reste circonspect aux nouvelles perspectives qui se dessinent depuis peu au sein de nos sociétés. J’ai peur du retard déjà pris, des décisions quelques peu ineptes aux
différentes situations de notre monde d’aujourd’hui. Cependant optimiste par nature, je crois à une saine évolution humaniste, libérale dans son sens originel ; mais il faudra accepter de
mini crises (ethnies, religions, valeurs), de débattre et oser prendre de courageuses décisions, notamment dans l’institutionnel. Aussi ne vous attendez pas à une grande guerre, la troisième
mondiale, comme je l’entends parfois par ceux qui voudraient nous faire peur. Ce principe de changement est révolu, notre monde est plus sensé que jamais, il évolue, que vous le vouliez ou non.
La révolution globale « d’internet pour tous » sera la base de ces futurs changements, les piliers dépendront du vecteur temps, échelle d’adaptation connu, car dépendant de la
maturité d’une nouvelle génération de jeunes de tous pays, sans complexes, nés pour le futur à construire, sans se préoccuper des valeurs uniquement du passé, c’est une grande révolution de la
communication, un changement d’ère pour une « Net (te) attitude ». A ce propos OBAMA l’avait bien assimilé depuis les primaires : réaliser une dynamique d’adhésion par une
« cybercampagne ». Il y a continuité dans les actes puisqu’une de ses premières décisions depuis son élection, concerne le net pour tous. Cela va dans le bon sens, reste d’en déterminer
les moyens afin d’y accéder.
Je suis perplexe, quelque peu chagrin de part les récentes élections américaines, bien que le succès de Mc CAIN ne m’aurait pas donné satisfaction pour autant, je soutenais plutôt Ron PAUL et
plus dernièrement Bob BARR. Il faut se réjouir de la participation exceptionnelle de l’ordre de 66%. Espérons ne pas analyser cette consultation comme un vote raciste (44% blancs – 90% noirs ont
voté pour OBAMA). Si OBAMA a gagné c’est aussi en réussissant à rallier le vote « blanc classe moyenne », qui plus est conservatrice, mais modérée. Cette victoire s’est construite sur
deux priorités : Etablir une couverture sociale pour tous ; Remettre l’économie sur de meilleur rail (mais lequel ?), nonobstant ce que son rival présentait : l’allègement
de l’imposition, la fin de guerre en Irak ; de par ces faits B. OBAMA ne devait pas présenter un risque pour un citoyen américain, et son« American Dream ». Le résultat est là,
net.
Barack Hussain OBAMA sera bientôt investi du bureau ovale le 20 janvier 2009. Devons nous féliciter les états-uniens d’avoir élu un citoyen du peuple, issu jadis de minorités ethniques (quoique
métis) des moins représentatives, pour ne pas dire ghettoïsées, voire exclues ? Un « noir » à la « Barack de la Maison –Blanche » ce n’est pas commun, et sur ce point je
trouve cela très bien. A ce titre l’élection d’OBAMA ne serait-elle pas aussi un grand succès du libéralisme « Grand angle » ? Au moins gardons ce point positif. Il y a quarante ans
encore où sévissait le « kkk » jamais nous ne l’aurions imaginé, même il y a cinquante ans quand la population noire n’avait qu’un droit théorique à voter. Mais l’Amérique c’est aussi
cela, quand bien même nous voyons les États-Unis avec leurs 641 maires noirs, leurs quatre gouverneurs, leurs deux secrétaires d’État et leurs 42 Noirs députés à la Chambre des représentants, nous
autres en France, nous nous gargarisons depuis peu d’avoir engagé à la télévision un présentateur métissé ainsi que tout dernièrement d’avoir nommé un préfet, et, avec une seule députée noire élue
en métropole (Guyanaise) qui siège à l’Assemblée nationale, trois ministres issues de l’immigration et quelques sénateurs représentant les minorités, bravo à notre super puissance colonisatrice
d’antan, que de belles intégrations réussies. En effet cette victoire SHOW de Barack OBAMA à la présidentielle américaine amène la France à se questionner sur la représentation de la diversité dans
sa propre classe politique, où élus comme responsables de partis, de syndicats sont pratiquement dans leur totalité blancs. Le slogan de Barack OBAMA « Oui, nous le pouvons » paraît
ironique pour certains Français issus des minorités et qui aspirent aux postes de responsabilités.
Dans cette victoire, dont les médias se sont polarisés sur la couleur de peau d’un homme plus que sur son programme, voire son parcours, il y a quelque chose de pitoyable et de pathétique chez
tous ces peuples en désarroi. En Amérique, elle reflète l’essence même de la politique « petit bras », de part ses mythes, ses pulsions et passions, sa symbolique, un show affligeant et
d’une grande naïveté de discernement de l’économie…pour ne pas dire d’immaturité, d’un manque d’instruction. Remercions le grand soutien d’une presse « ploutocratique ».
Les américains adorent et respectent ce « culte » de la réussite par le mérite. L’atlantiste Nicolas Sarkozy en avait fait plus ou moins l’écho lors de sa campagne. Nos mentalités sont
bien différentes. En Amérique du Nord (les anglo-saxons en général) il y a un adage qui veut que « partir de rien et atteindre des sommets, vous incarnerez la réussite ». En France, notre
ex ministre de l’exception culturelle J. LANG nous a ressorti son couplet « De l’ombre à la Lumière », Quel poète ! Enfin le rêve américain, celui-là même qui explique que tant
d’immigrants cherchent à entreprendre, travailler au sein de cette confédération d’Etats, pour les Etats-Unis d’Amérique.
B.H.OBAMA est élu (à une large majorité, avec 338 grands électeurs contre 156 pour Mc CAIN.) Serait-il un rédempteur à la pensée magique ou plutôt le reflet de la pensée perdue ? C’est une
prodigieuse maestria de sa campagne, avec une excellente stratégie marketing (Com., Médias, finances…), l’aide élective de gros syndicats comme l’UAW , (United Auto Workers) auront été des atouts
de tout premier ordre. Certes le programme n’existe pas, mais donnons lui du crédit et respectons le résultat. Cependant constatons que de cette surmédiatisation, les journalistes, de part le
monde, nous auront laissé pour une fois dans le flou d’un passé volontairement occulté, comme d’une vingtaine d’année de serments dominicaux du très distingué révérend WRIGHT sur le racisme (contre
les blancs) et le marxisme. Objectivement rappelons qu’il a fait ses classes auprès de personnes comme l’activiste radical Saul ALINSKY ou dans des groupuscules tel le Nation of Islam de
FARRAKHAN.
L’avenir nous précisera quel chemin prendra le 44ème président des USA, un président sans aucun doute le plus socialiste de l’histoire américaine. Déjà en France, Ségolène ROYAL s’en est attribuée
son image, pour l’heure cela lui réussira peut-être s’il y a le « sacre de Reims ». Du temps de Lionel JOSPIN, celui-ci se voulait et saluait la politique britannique du travailliste Tony
BLAIR, sans la pratiquer pour autant. Il est vrai que ce président du « Labor Party » avait eu l’intelligence de poursuivre la politique établie par son prédécesseur, (enfin sa) :
Margareth THATCHER, tout en l’améliorant.
De l’autre Mc CAIN, battu par les lobbies militaro-industriels, par des capitaux faramineux (470 millions de dollars, soit 4 fois plus qu’en 2004, et plus du double de celle des républicains)
provenant notamment de gauchistes hollywoodiens. Il est vrai, comparé à une non campagne, les moyens financiers étant ce qu’ils étaient il fallait bien se douter de cette défaite.
Assurément, aussi l’image républicaine depuis quelques huit années fut gravement ternie par l’équipe de G.W.BUSCH. L’éthique républicaine fut fortement altérée par une radicalisation pour ne pas
dire une liquidation petit à petit du « Reaganisme » une forme de « (dé)Réaganisation organisée », belle forfaiture. Il va être difficile pour les républicains modérés de
s’en relever, sinon de se rapprocher des libertariens, au moins dans l’approche économique. Dans cette affaire les républicains conservateurs, auraient-ils fait gagner le camp démocrate dans
la plupart des états ? La question reste posée. Certes cette élection a sanctionné pour l’essentiel la faillite économique et sans nul doute, dans une moindre mesure, la politique irakienne
des républicains.
J. GARELLO de l’ALEPS (édito du 6 nov.), en précise mon fond de pensée :
« Pour les authentiques intellectuels libéraux (au sens français du terme) Bush a prolongé une évolution qui a peu à peu écarté le Parti Républicain (GOP) de ses références éthiques. Bush et
son administration ont pris leurs distances avec le reaganisme. Reagan n’apportait pas seulement une politique économique, appelée « reaganomics » (baisse des impôts, concurrence,
déréglementation, réduction du centralisme fédéral) qui a valu trente ans de croissance inégalée aux Etats-Unis. Il apportait aussi le « néo-conservatisme » : travail, réussite,
entreprise, famille, solidarité volontaire, etc. Comme l’explique John Baden, Bush et son entourage ont commencé par se passer de tous les conseils, de tous les intellectuels qui avaient amené
Reagan au pouvoir. Les principaux think tanks (Heritage, Cato, Atlas, Manhattan, Pacific, American Enterprise, Economic Education, etc.) n’ont plus été écoutés : quand on détient le pouvoir
pourquoi s’embarrasser de dogmes ? Au sein du Parti Républicain, de nouvelles équipes sont apparues, puissamment liées aux milieux d’affaires. Dès lors, au sein du Parti, les convictions
morales ont disparu pour considérer les seules positions sociales. Le Parti est devenu symbole de classe richissime, étalant sa richesse et son mépris pour tout le reste. Mais le Parti n’avait plus
de doctrine pour le guider, plus de message à faire passer. Ainsi, ce n’est pas MacCain qui a été sanctionné, mais bien le Parti Républicain, qui n’est plus le parti de Reagan et de l’éthique de la
liberté, mais le parti de Bush et des brasseurs de millions. Cette leçon pourrait être méditée avec profit en France. Les partis de droite ont renoncé depuis vingt ans à toute doctrine, ils ont
choisi le « pragmatisme » : le succès et le pouvoir sont les vraies lois. Ils ont été élus sur une étiquette naguère payante, celle du libéralisme, mais ils n’ont fait que du
socialisme. Pragmatisme et socialisme sont les deux mamelles de la France. Il serait temps d’en revenir aux fondamentaux de la démocratie libérale. »
Il y a quelques éléments à méditer. Alors les américains, fan de « l’OBAMANIA attitude », ne nous rejoindraient-ils pas dans notre « franchouillard » socialisme ? N’y
aurait-il pas une passerelle des plus glissante entre Washington/Chicago et Paris ? Aussi quoi penser déjà de la surprenante nomination de
Rahm EMANUEL comme « Chief of staff » pour la Maison-Blanche, lui anciennement au Board de
Fannie MAE (sté demandant à l’Etat 28M$, lu le 14 nov.) ? Peut-être nommera-t-il Claude RAINE, ou
mieux encore : Jamie GORELICK ? Déjà entouré de PELOSI et REIDI, il faudra que les américains à terme s’accroche pour conserver autant la Liberté que la Paix, nonobstant une économie
que centralisera prochainement « l’ETATBAMA ». Bonjour le marché libre, la libre concurrence. Nous pourrions rêver qu’il prenne Ron Paul « le visionnaire », actuellement très
sollicité par les grands médias « démocrate »comme CNN, ou encore le libéral Bob BARR.
Il faut savoir que cela fait déjà deux années que les « Démocrates » sont largement représentés au congrès, comme au sénat. Ils auront par idéologie commandité cette crise, visée par
CLINTON et perpétuée par des démocrates corrompus siégeant au parlement, et cela malgré les efforts du GOP et ce, à plusieurs reprises, même BUSH s’en est opposé, sans succès. Le peuple américain a
voté et largement pour le meilleur candidat qu’il supposait être, il n’en connaît pas le programme, car il n’y en n’a pas pour l’heure, le candidat lui-même n’aura jamais prononcé dans ses discours
les termes comme changer ou changement. Après tout, il n’avait que l’image d’un jeune et dynamique citoyen américain à faire passer, qui plus est « noir » de par les médias cela
pour l’histoire, le fun. La politique de G.W.BUSH avait fait depuis longtemps basculer ce scrutins, que dis-je, ces scrutins. Aujourd’hui certains corrompus sont réélus, et de nouveaux élus
abondent les bancs démocrates. L’histoire retiendra que la politique de la famille BUSH père comme fils, n’aura pas été l’idéal pour cette grande puissance que pouvait être les USA comme pour les
Etats du monde entier.
Avec OBAMA, serait-ce la fin de la prospérité ? Non je ne le pense pas, enfin je ne le souhaite pas d’où ma perplexité, mais ce ne sera plus comme au siècle dernier, il faudra passer
cette période de transition afin de s’ouvrir le plus rapidement possible sur cette nouvelle ère. Sans même son P44 (OBAMA) l’Amérique s’en sortira, elle a déjà compris avec la révolution internet
pour tous, cette nouvelle économie de l’intelligence et du savoir, alliée et facilitée par cette nouvelle génération, libérée de tabous avec de nouvelles valeurs, liées à la globalisation. Cette
évolution incessante occasionnera un choc de culture. Outre-Atlantique on nous appelle les pays de « la vieille Europe », alors que dire de la France avec ses exceptions
culturelles !! L’Amérique restera un porte-voix, une forte puissance, même s’il faut s’attendre à un rééquilibrage des nations, notamment du côté de l’Orient et ses pays émergents, comme
l’Inde, plus avancé en « démocratie libérale » que ses voisins communistes. L’effet de la mondialisation nivellera les influences des Etats entre eux, de fait peut-être qu’un jour
remercierons nous le libéralisme dans sa philosophie, dans toute sa globalité. Par ailleurs il n’y a qu’à voir la bourse actuellement : Wall Street et le Nasdaq, comparée à toutes les autres.
Les pays dits « émergents » Chine, Inde, Brésil…leurs bourses respectives ont littéralement plongé, ce qui va permettre à terme aux USA de mieux maitriser ces mercantiles mais endettés
pays émergents, et ainsi mieux exister. Aussi ceux qui pensaient être les nouveaux rois du pétrole (Chavez au Vénézuéla, Poutine en Russie…), pour l’heure l’or noir s’est infléchi nettement, a
tel point que l’OPEP s’en trouve préoccupé, voire se demander s’il est utile. Mais à l’international, il faudra se montrer et faire preuve de beaucoup d’humilité, ces pays émergents sont assoiffés
de pouvoir, puissance, tout du moins ils recherchent l’influence qu’ils n’ont pas depuis de nombreux siècles.
Pendant que l’Amérique reprend son souffle, nous autres Européens sommes désunis politiquement, linguistiquement….La crise « de confiance est là », pour un temps. Mais tous sans
exception, même les plus farouches opposants anti-américains, anti-capitalistes (ceux qui n’aiment pas l’argent, mais qui en veulent toujours plus), attendront que les USA remontent vite une
nouvelle voie, et qu’ils placent au mieux leurs motrices, afin que nous puissions accrocher si possible nos vieux wagons en attendant mieux. Le couac qui pourrait contrarier l’Amérique, mais plus
particulièrement les autres pays, la France n’étant pas exclue loin de là, serait que P44 joue à l’interventionnisme et cela semblerait être le cas : Intervention massive de l’Etat dans les
domaines que sont la santé (l’exemple français étant cité, (blague : nommera-t-il M. MOORE ?), l’éducation ainsi que l’économie. Dans ces cas, nous risquons nous autres de perdre
beaucoup de temps.
Bonjour la Liberté !!
Je sais que l’on approche de Noël….Attention il y a certains cadeaux qui ne sont plus bon à ouvrir (Keynes et le New Deal). Laissons lui l’espoir, le crédit de nous obtenir des cadeaux d’idées bien
neuves dans l’intérêt de tout le monde, mais que nos états-uniens et européens n’y voient pas trop l’homme, comme la providence, le messie, car la réalité du pouvoir est tout autre. Aussi plus
grande est l’attente plus grande est la déception ! Espérons qu’il ne soit pas l’Homme du Déclin !
Enfin l’essentiel dans l’économie comme du reste dans beaucoup de choses, c’est la CONFIANCE, alors envisageons-la alliée à la Baracka.
Enfin le futur Président des Etats-Unis lors d’une récente conférence de presse a annoncé, qu’il ne fallait pas s’inquiéter, d’où un premier slogan :
« Pas plus d’Etat – Pas moins d’Etat »
Que j’eusse aimé qu’il dise : Pas plus d’Etat ; mais plus de Liberté pour moins d’Etat.
Faisons ensemble la liberté, la Liberté fera le reste !
Bien librement Tous
Alain Genestine
AL'ain GENESTINE -
Alternative Libérale
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