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Pour information voici les principaux points du plan de sauvetage du secteur financier (us)
Ce plan, baptisé Emergency Economic Stabilization Act (Loi d'urgence pour stabiliser l'économie), sera soumis au vote des élus américains au cours des prochains jours.

Enfin si nous voulions au moins comprendre cette crise financière, il suffirait de lire l'excellent livre de Murray N. ROTHBARD, "La monnaie et le gouvernement" voir ci-dessous publié par l'institut Coquelin que dirige M. Philippe Nataf

Une autre explication par Guy Millière sur le blog de Drzz: interview exclusive, cliquez l'image ci-dessous

http://fr.liberpedia.org/fr/images/8/84/2006345_5.jpg

La solution Européenne après l'accord US du plan de sauvetage
cliquez l'image source radio-canada
Rencontre du G4 européen à Paris le 4 octobre 2008

Photo: AFP/Gerard Cerles

Silvio Berlusconi, Angela Merkel, Nicolas Sarkozy et Gordon Brown devant l'Élysée à Paris le 4 octobre 2008



Nouvelle mouture au plan précèdent:

Un plan revu et corrigé

Il semblerait que la plus récente mouture du plan contienne un relèvement du plafond de garantie des dépôts bancaires à 250 000 $, contre 100 000 $US actuellement. Cette mesure vise essentiellement à conforter les particuliers et les entreprises qui ont perdu confiance au secteur bancaire.

Autre ajout, cette fois destiné à séduire les contribuables des classes moyennes, le plan de sauvetage comprendrait quelques baisses d'impôts.

Le vote de mercredi soir signifie que le Sénat se prononcera sur cette deuxième mouture avant la Chambre des représentants, ce qui constitue une exception à la règle.



Voir ici en cliquant en rappel le discours de G.W.BUSH 
Source dpt d'Etat des USA

Les principaux points du plan de sauvetage

De l'aide avec garanties

  • Versement des fonds aux banques et institutions en plusieurs étapes: les premiers 250 milliards de dollars dès l'adoption de la loi, 100 milliards supplémentaires laissés à la discrétion du président et 350 milliards qui devront être approuvés par le Congrès à l'issue d'un nouvel examen;
  • L'État rachètera les actifs dits « toxiques » des institutions financières;
  • Si, pendant les cinq ans que durera le programme de rachat d'actifs, le gouvernement subit des pertes, le département du Trésor pourra élaborer un plan pour taxer les sociétés bénéficiaires et récupérer ainsi l'argent perdu;
  • L'État pourra acquérir des parts de sociétés bénéficiant du plan, selon certaines modalités. Les contribuables pourront ainsi bénéficier d'éventuels profits, lorsque les sociétés visées seront en meilleure santé financière;
  • Si des sociétés bénéficiant du plan faisaient faillite, le gouvernement serait premier en ligne pour la distribution des actifs;
  • Le département du Trésor créera un programme d'assurance, financé par les sociétés recevant de l'aide, pour garantir les prêts hypothécaires à risque.

Surveillance étroite

  • Mise en place d'une commission parlementaire chargée de superviser la mise en place du plan de sauvetage. Le secrétaire au Trésor devra régulièrement rendre des comptes à ce comité formé de membres des deux partis;
  • Un inspecteur général indépendant sera chargé de surveiller les décisions du secrétaire au Trésor;
  • Le Government Accountability Office, sorte de vérificateur général américain, sera présent au Trésor pour superviser le plan de rachat des actifs;
  • Publication sur Internet des transactions réalisées, pour plus de transparence.

Prévenir les parachutes dorés

  • Les indemnités de départ des dirigeants de sociétés seront limitées, en particulier pour ceux qui pourraient profiter de l'aide gouvernementale, puis démissionner;
  • Limitation des rémunérations et bonus excessifs, ainsi que des indemnités encourageant la prise de risques inutiles.

Limiter les saisies immobilières

  • Le gouvernement pourra retarder des procédures de saisies liées aux prêts immobiliers à risque;
  • Les conditions des prêts hypothécaires seront révisées afin d'éviter les 2 millions de saisies prévues l'année prochaine;
  • Fin de l'impôt sur les saisies immobilières en augmentant une provision déjà votée par le Congrès américain;
  • Le gouvernement permettra aux petites banques communautaires de radier les pertes liées à la chute des géants du refinancement Fannie Mae et Freddie Mac. En épongeant ces déficits, cela permettra à ces petites banques de prêter de l'argent à des PME.
Présentation du projet de plan de sauvetage ...
Premier rejet, cliquez l'image

Les effets de la déréglementation

il ya des audios sur la source en direct, cliquez l'image dessous
Un courtier à la bourse de Chicago

Photo: AFP/Amanda Rivkin

Outre la responsabilité des institutions financières de Wall Street et des autres bourses qui reste à définir, celle des pouvoirs publics suscite bien des interrogations. Auraient-ils pu éviter cette crise?

Radio-Canada.ca se penche sur les responsabilités de chacun.

Le système?

Selon le financier George Soros, le système pourrait éclater, conséquence de l'idéologie du laisser-faire et de l'autorégulation qu'il qualifie d'« intégrisme de marché ». Il estime, dans un entretien au quotidien français Le Monde, que les autorités de contrôle ont « laissé se développer un marché du crédit monstrueusement étendu ».

Une accusation que Jean Boivin, professeur à l'Institut d'économie appliquée à HEC Montréal, nuance: « Dans un monde où de nouveaux outils financiers sont introduits, qu'on comprend à l'usage, c'est difficile d'imaginer comment arriver à réglementer tout ça », explique-t-il. (Écoutez l'extrait)

 

Il ajoute que « la banque centrale doit rester isolée de toute pression politique », même si « les lignes peuvent devenir floues en temps de crise ».

Pour Jacques Généreux, professeur à l'Institut d'études politiques de Paris et auteur de La Dissociété, l'État américain paie le prix de la déréglementation. « Ce n'est pas la finance qui est devenue folle, c'est l'État américain qui l'est. Il l'a laissé prospérer et elle risque de tout emporter! Il joue l'État pompier, alors que c'est lui l'incendiaire », a-t-il déclaré au quotidien Libération.

Le gendarme boursier américain?

Christopher Cox, président de la Securities and Exchange Commission

Photo: Mark Wilson

Christopher Cox, président de la Securities and Exchange Commission

La Securities and Exchange Commission (SEC) est montrée du doigt en premier. Le candidat républicain à la présidentielle, John McCain, a même menacé de licencier son président s'il était élu (ce que le chef de l'État n'a pas les pouvoirs de faire).

La SEC est chargée d'appliquer six grandes lois financières. La dernière en date est la loi Sarbanes-Oxley, adoptée en 2002 dans la foulée du scandale Enron. Mais le secrétaire américain au Trésor, Henry Paulson, et le président de la SEC, Christopher Cox, ont tenté d'assouplir cette loi, afin que Wall Street reste attractif aux yeux des investisseurs.

M. Paulson veut aussi réformer le système de surveillance et fusionner la SEC avec son pendant sur les marchés à terme, la Commodity Futures Trading Commission (CFTC). Le cadre réglementaire de cette dernière pourrait prendre le dessus, cadre qui penche du côté de l'autorégulation.

Et sur un marché où de nouveaux produits financiers apparaissent constamment, la SEC peine à suivre. Face aux papiers commerciaux adossés à des actifs, elle s'est montrée impuissante.

Le président du gendarme boursier demandait d'ailleurs au Congrès, mercredi, de lui donner autorité sur les swaps sur défaillance de crédits (CDS). Ces contrats, qui couvrent les mauvaises créances des entreprises, représentent 58 000 milliards de dollars.

La Réserve fédérale américaine?

La Réserve fédérale américaine a tenté d'établir la fiabilité financière de plusieurs entreprises de Wall Street en mars dernier. Parmi les entreprises visées, Lehman Brothers, qui a subi la déroute en septembre.

À défaut d'avoir vu venir la crise, la Fed a tenté de l'endiguer en ouvrant les vannes. Au mois de septembre, elle a injecté 120 milliards de dollars en prêts aux banques et accordé un prêt de 85 milliards de dollars à l'assureur AIG, au bord de la faillite.

En plus d'injecter des liquidités sur le marché américain, elle a signé des swaps avec des banques centrales étrangères, dont celle du Canada, pour un montant total de 277 milliards de dollars américains. Un accord de swap permet aux banques centrales de se prêter réciproquement des liquidités à court terme, afin de stabiliser le système financier du pays emprunteur.

Mais malgré ces interventions, plusieurs s'interrogent à propos de la mission de la Réserve fédérale américaine. Contrairement à la Banque du Canada ou à la Banque centrale européenne, elle doit limiter l'inflation et veiller à la croissance - deux objectifs qui peuvent paraître contradictoires. les deux autres se limitent à l'inflation.

Jean Boivin note que, malgré ces différences de mission, toutes les banques centrales doivent « maximiser une croissance soutenable ». Il évoque « l'art » de concilier croissance et inflation, tout en estimant que le mandat de la Fed est cohérent (écoutez l'extrait).

 

Alan Greenspan?

Alan Greenspan

Photo: La Presse Canadienne /AP/Lauren Victoria Burke

Alan Greenspan

Outre le marché, d'autres personnes sont appelées au banc des accusés. Alan Greenspan, ancien président de la Réserve fédérale des États-Unis (la Fed), arrive en tête de liste. Plusieurs analystes estiment que sa politique de déréglementation a permis des abus dans le système financier.

Sur ce point, Jean Boivin rappelle que M. Greenspan avait été averti des risques des papiers commerciaux adossés à des actifs en 2004. (Écoutez l'extrait)

 

Et quelles solutions?

Si les experts ne s'entendent pas sur les coupables, ils divergent aussi sur les solutions. Jacques Généreux recommande d'encadrer la libre circulation des capitaux et de créer des agences de notation publiques.

Il faut arrêter d'avoir une confiance aveugle en le marché comme seule règle de prospérité.

— Jacques Généreux, auteur de La Dissociété

Les membres du Congrès sont finalement parvenus à un accord sur un plan de sauvetage de plusieurs centaines de milliards de dollars proposé par le président George W. Bush. Ce plan vise notamment à racheter les mauvaises créances des banques américaines, afin de les revendre lorsque le marché sera stabilisé.

La Securities and Exchange Commission (SEC) a, de son côté, interdit temporairement les ventes à découvert (VAD) sur les valeurs financières, tout comme son équivalent britannique. Cette mesure était nécessaire, estime M. Boivin: « Il semble effectivement que les ventes à découvert aient nui à certaines banques, sans refléter leur cours. Il est donc raisonnable de vouloir limiter ces ventes ».

Il précise toutefois que les VAD sont nécessaires à la bonne santé financière des marchés (écoutez l'extrait).

 

Quant à George Soros, il ne voit qu'une solution: « tout le système financier américain doit être repensé ».

Radio-Canada.ca avec Agence France Presse, La Tribune, Le Monde et Libération

Par Alain Genestine
Lundi 29 septembre 2008 1 29 /09 /Sep /2008 00:51

Publié dans : Travail et Economie - Ecrire un commentaire
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